La Classe C complète sa gamme avec un Cabriolet bien senti, conçu sur la base du Coupé. Une réussite, tant sur le plan du design que de la motorisation. Mercedes s’offrant un panel « moteur » large, allant de 156 CV à 510 CV en version AMG. Prix d’attaque : 42.610 euros.

Testés sur les routes de Saint Tropez, où le climat offre la quasi certitude de rouler découvert, les nouveaux cabriolets Classe C reprennent les grandes lignes du coupé et de la berline de la gamme. Ainsi, la face avant intègre les mêmes optiques, la calandre diamant et une barre unique enserrant l’étoile à 3 branches. La garde au sol, abaissée de 15 mm par rapport à la berline, et le gabarit, qui conserve justement les proportions de cette dernière (4,69 de long, 1,81 de large et 1,41 m de haut, Ndlr.), permettent de proposer une véritable 4 places. Les plus chipoteurs se plaindront d’un espace réduit à l’arrière. Côté habitacle, Mercedes conserve sa planche de bord inimitable : large console centrale, matériaux précieux, assemblage parfait, écran flottant tactile et volant suréquipé recevant l’intégralité des commandes. L’aménagement intérieur est d’une rare finesse.

La capote en toile, proposée dans divers coloris (noire sur la version de base, marron foncé, bleu foncé ou bordeaux en option), dotée d’une lunette vitrée et offrant une insonorisation bluffante pendant le roulage, parfait la ligne du véhicule. Sa manipulation est aisée et efficace. Moins de 20 secondes pour s’ouvrir et se fermer, en roulant, jusqu’à une vitesse maximale de 50 km/heure. Seul hic, néanmoins inévitable : le coffre, peu généreux, n’offre que 360 litres quand la capote est installée. 285, une fois repliée. Mais choisit-on réellement un modèle aussi élégant pour son volume de rangement ? A noter que pour se protéger des remous, Mercedes a installé, de série, un saute-vent Aircap et propose, dans le pack confort, un chauffage de nuque Airscarf. Cerise sur le gâteau : le climatiseur détecte la conduite à ciel ouvert et insuffle davantage d’air chaud autour des mains du conducteur capote abaissée tandis que la fonction de recyclage de l’air est désactivée.

Large choix de motorisation

Comme de coutume, la palette de motorisations est immense. Difficile de ne pas trouver son bonheur parmi les quelques 8 moteurs essence (du 4 cylindres 1,6 litre de 156 CV au 8 cylindres 4 litres de 510 CV chez AMG) et 2 modèles Diesel (4 cylindres 2,2 litres proposés en 170 et 204 CV), pouvant tous bénéficier de la boîte automatique G-Tronic à 9 rapports. Un régal de réactivité et d’adaptation. Couplée aux différents modes de conduite, « sport », « confort » ou « économique », elle s’adaptera à la perfection au tempérament du conducteur. Pour les adeptes de la transmission intégrale 4Matic, elle est disponible de série sur les 6 cylindres essence 3 litres et livrable, en option, sur les 4 cylindres essence de 184 CV et Diesel de 170 CV.

Un régal de conduite

L’installation de la capote a nécessité un renfort du châssis, portant le véhicule à plus de 1800 kilos. Pour autant, le cabriolet ne souffre d’aucun problème de rigidité. Au contraire, le comportement est celui du coupé, avec des qualités dynamiques exceptionnelles et une tenue de route irréprochable, notamment en courbes. Le plaisir de conduite du Classe C cabriolet est au rendez-vous. Sur la route, elle convainc. Et malgré ses dimensions imposantes, la belle s’apprivoise en quelques minutes… Confortable, élégante et joueuse, la version AMG C43 (367 CV) et la sonorité rauque du V6 nous a particulièrement séduits. Gare aux excès de vitesse et à la consommation goulue du monstre, dont la fougue et les claquements d’échappement n’incitent pas vraiment à la modération. En Diesel, c’est le couple confortable du 250d (500 Nm) qui fait l’unanimité. A son bord, le plaisir reste total… exception faite de la sonorité bruyante de l’ancien 2,1 litres.

Prix d’attaque 42 610 euros, ce qui la place en concurrence avec une BMW série 4 cabriolet ou une Audi A5 cabriolet.

On aime : Presque tout.
-Concentré de luxe, de confort et de technologie.
-L’élégance de la ligne.
-Le comportement routier exceptionnel.
-La sonorité du V6.
-La capote efficace.
-Rouler cheveux au vent dans une bulle de finesse

On aime moins :
-les tarifs, qui grimpent vite.
-la consommation