Sébastien Ogier vient d’inscrire son nom un peu plus dans la légende. Grâce à une 3e place arrachée en Arabie saoudite, le pilote Toyota décroche son 9e titre mondial et rejoint Sébastien Loeb au sommet de l’histoire du WRC, au terme d’un rallye chaotique où crevaisons et rebondissements ont rythmé trois jours sous tension.
Sans jamais jouer la victoire, Ogier a maîtrisé son rallye comme un chirurgien. Gestion parfaite, prise de risque minimale, mais toujours devant ses deux rivaux Evans et Rovanperä, tous deux fauchés par des crevaisons au pire moment. Le Français, pourtant seulement 7e jeudi, a patiemment grimpé au classement jusqu’à se retrouver 3e avant la Power Stage, position idéale pour verrouiller le titre.
La dernière spéciale n’a pas été une promenade : Ogier devait encore limiter l’écart avec Evans, vainqueur du chrono final. Mission accomplie, avec quatre petits points d’avance au général. Pendant ce temps, Thierry Neuville a enfin décroché son premier succès de la saison, offrant à Hyundai un doublé historique avec Adrien Fourmaux. Mais la lumière, une fois encore, était pour Ogier. Titulaire d’un neuvième sacre… et peut-être pas le dernier.
