Une journée historique pour le marathon français s’est déroulée dimanche à Séville, en Espagne, alors que Morhad Amdouni et Méline Rollin ont pulvérisé les records nationaux de la discipline, parcourant respectivement les 42,195 kilomètres en 2 heures 03 minutes 47 secondes et 2 heures 24 minutes 12 secondes (temps non officiels).
Pour Morhad Amdouni, classé quatrième lors du marathon de Valence en décembre dernier et donc non prioritaire pour la sélection olympique, cette performance était cruciale pour maintenir son rêve des Jeux de Paris en vie. En dépassant largement son propre record de France (2 heures 05 minutes 22 secondes en 2022), l’athlète de 35 ans, revenant d’un stage au Kenya, a non seulement pris la deuxième place derrière l’Ethiopien Deresa Gelata, mais s’est également approché du record européen de la discipline, établissant ainsi un nouveau jalon.
« Très heureux d’avoir amélioré le record de France, pas loin de celui d’Europe. On y a cru mais il manquait quelque chose », a partagé le marathonien sur son compte Instagram, faisant allusion à son abandon lors des Mondiaux de Budapest l’été dernier.
Peu de temps après, Méline Rollin a ajouté à la gloire française en se classant septième de la course féminine, remportée par l’Ethiopienne Azmera Gebru. Avec son temps record de 2 heures 24 minutes 12 secondes, elle a effacé le précédent record de France détenu par Christelle Daunay depuis 2010.
À 25 ans, cette jeune athlète, également ingénieure informatique, s’est sérieusement positionnée pour la sélection olympique, rejoignant ainsi une cohorte d’athlètes français déjà qualifiés. Avec maintenant dix athlètes (cinq hommes et cinq femmes) ayant réalisé les minima, la compétition pour les places olympiques s’intensifie, avec seulement trois places disponibles pour chaque sexe.
Malgré la forte concurrence, Morhad Amdouni et Méline Rollin semblent être des candidats sérieux pour rejoindre la liste, à moins que d’autres ne réalisent des performances encore plus remarquables d’ici fin avril.

