Auriana Lazraq-Khlass, vice-championne d’Europe 2024 à Rome et grand espoir de l’heptathlon tricolore, a été provisoirement suspendue pour non-respect de ses obligations de localisation antidopage, selon l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU).
À 24 ans, la Lorraine risque jusqu’à deux ans d’exclusion — une sanction qui pourrait enrayer la lente reconstruction de l’école française des épreuves combinées.
Depuis sa médaille d’argent et sa 16ᵉ place aux JO de Paris, Lazraq-Khlass peinait à retrouver son niveau, minée par des blessures récurrentes aux ischios. Son absence aux Mondiaux de Tokyo 2025 en témoignait déjà. Dans une discipline où la France n’a plus connu de podium mondial depuis 2007, sa suspension laisse un vide inquiétant.
Selon nos calculs, l’heptathlon féminin hexagonal n’a compté qu’une seule athlète dans le top 20 mondial ces cinq dernières saisons. Dans ce contexte, l’affaire Lazraq-Khlass illustre la fragilité d’un système qui peine encore à conjuguer exigence de performance et gestion du suivi administratif exigé par les règles antidopage.

