Affaire des reliques des JO : Stéphane Hatot n’est plus vice-président du CNOSF

Accusé de revendre des objets de collection liés aux Jeux Olympiques 2024, Stéphane Hatot a démissionné de son poste ce lundi.

Le scandale a rapidement emporté Stéphane Hatot. Épinglé après une enquête de L’Équipe pour un embarrassant commerce de reliques liées aux Jeux olympiques de Paris 2024, le vice-président du Comité national olympique et sportif français a présenté sa démission. Dans un communiqué, l’instance a confirmé la décision : « Le CNOSF prend acte de la démission […] suite aux révélations […] sur la revente d’objets de collection issus des Jeux de Paris 2024, qui ont porté à la connaissance du CNOSF des agissements particulièrement problématiques de sa part ». Une réaction rapide face à une affaire qui a immédiatement suscité l’embarras au sein du mouvement sportif français.

Selon les éléments révélés, Stéphane Hatot aurait acquis à prix cassés – voire gratuitement – des objets emblématiques des Jeux avant de les revendre en ligne sous pseudonyme. S’il assure avoir voulu sauver certaines pièces « de la benne » et nie tout « enrichissement personnel », ces pratiques interrogent sur le plan éthique. Le CNOSF a d’ores et déjà saisi son comité de déontologie et prévient : « Si des éléments susceptibles de relever d’une qualification pénale venaient à être établis, un signalement […] sera effectué sans délai ». Une affaire qui pourrait donc connaître des suites judiciaires, alors que les conclusions de l’enquête interne sont attendues dans les prochains jours.