L’ancien champion olympique Michael Johnson est accusé d’avoir perçu 500.000 dollars quelques jours avant la faillite de son projet Grand Slam Track, laissant derrière lui des dizaines de millions de dettes et plus de 200 créanciers.
Huit jours avant l’effondrement de Grand Slam Track, un circuit de meetings ambitieux censé révolutionner l’athlétisme mondial, Michael Johnson aurait effectué un versement de 500.000 dollars à son profit. Cette opération, aujourd’hui contestée, est au cœur d’une plainte déposée par plusieurs fournisseurs, qui dénoncent une gestion financière opaque. Le projet, porté par la légende américaine du sprint, n’aura finalement jamais trouvé son équilibre économique, malgré de grandes ambitions et une forte exposition médiatique.
Au moment du dépôt de bilan en décembre dernier, le passif de la structure était estimé entre 10 et 50 millions de dollars, répartis entre plus de 200 créanciers. Cette affaire pourrait ternir durablement l’image de Michael Johnson, figure emblématique de l’athlétisme, désormais confronté à des accusations graves. L’évolution de la procédure judiciaire sera déterminante pour établir les responsabilités dans ce qui s’annonce comme l’un des dossiers financiers les plus sensibles du sport ces dernières années.

