Une conférence de presse inattendue, un président visiblement agacé et un message sans équivoque : Florentino Pérez a pris tout le monde de court ce mardi en convoquant les médias en urgence pour mettre fin aux spéculations qui enflent depuis plusieurs jours sur sa santé.
À 79 ans, le patron du Real Madrid a frappé du poing sur la table. Depuis quelques semaines, une rumeur persistante le disait atteint d’un cancer en phase terminale, forçant même certains de ses proches à l’appeler pour prendre de ses nouvelles. Face à l’ampleur prise par ces informations non vérifiées, le dirigeant a choisi la confrontation directe plutôt que le silence.
« Ma santé est parfaite. Je ne pourrais pas diriger à la fois le Real Madrid et une entreprise de 170 000 salariés si ce n’était pas le cas », a-t-il martelé devant la presse, avant de lancer, non sans ironie : « Si j’avais réellement mis les pieds dans un centre oncologique, vous croyez vraiment que ça ne se serait pas su immédiatement ? »
Florentino Pérez y voit une offensive coordonnée contre lui et contre le club. Il a d’ailleurs élargi son propos bien au-delà de sa seule santé, dénonçant une campagne de déstabilisation orchestrée selon lui par certains médias, citant nommément le quotidien ABC. Dans la foulée, il a annoncé la convocation d’élections à la présidence, tout en signifiant clairement qu’il entendait bien briguer un nouveau mandat : « Je ne partirai pas avant que quelqu’un me batte dans les urnes. »
Bilan sportif défendu, chiffres du chantier du Bernabéu justifiés, vestiaire dédouané… En une seule prise de parole, le président merengue a voulu reprendre la main sur tous les fronts à la fois.


