Jannik Sinner entre dans l’histoire : une série record qui redessine le tennis mondial

Il n’y a plus de limites pour Jannik Sinner. Jeudi à Rome, le numéro un mondial a franchi un nouveau cap historique en s’imposant face à Andrey Rublev (6-2, 6-4) en quarts de finale du Masters 1000 du Foro Italico.

Une victoire anodine en apparence, mais qui lui permet d’inscrire son nom là où même Novak Djokovic n’avait pas osé s’aventurer : 32 succès consécutifs en Masters 1000, un record absolu.

Depuis le 5 octobre 2025 et un abandon contre Tallon Griekspoor à Shanghai, l’Italien de 24 ans n’a plus connu la défaite dans ces tournois d’élite. Dans cet intervalle, il a tout simplement remporté les cinq derniers Masters 1000 du calendrier — Paris, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid — une performance sans précédent dans l’ère Open. Durant cette série époustouflante, il n’a concédé que deux sets, pour 64 remportés.

La marque de Djokovic, 31 victoires consécutives établie en 2011, tenait depuis quinze ans. Sinner l’a effacée avec l’efficacité froide qui caractérise son tennis : dominant, précis, implacable.

La route vers l’histoire ne s’arrête pas là. En demi-finale vendredi, il affrontera Daniil Medvedev ou le surprise Martin Landaluce. S’il va au bout dimanche, Sinner rejoindrait Djokovic au panthéon des joueurs ayant remporté les neuf Masters 1000 du circuit — Rome étant le seul titre manquant à son palmarès.

L’enjeu dépasse même le trophée : une victoire mettrait fin à 50 ans de disette pour le tennis masculin italien au Foro Italico. Depuis Adriano Panatta en 1976, aucun Azzurro n’a triomphé ici sur terre battue. Sinner, devant son public, a rarement semblé aussi proche de refermer ce chapitre.