Gérard Le Saint, coprésident du Stade Brestois, lance un cri d’alarme sur la crise des droits audiovisuels en Ligue 1. Face au flop de Ligue 1+, il prévoit une perte sèche de 15 millions d’euros pour son club — et appelle à une refonte urgente du système.
La crise des droits TV en Ligue 1 prend un visage concret. Gérard Le Saint, coprésident du Stade Brestois, est l’un des premiers dirigeants à briser le silence — et ses mots sont sans détour. Selon lui, la faiblesse des abonnements à Ligue 1+, la plateforme dédiée au championnat français, va provoquer une chute brutale des revenus audiovisuels pour les clubs. Pour les Pirates, la facture est déjà chiffrée : 15 millions d’euros de budget en moins à prévoir. Un gouffre pour un club comme Brest.
Le dirigeant brestois ne se contente pas d’alerter. Il propose. Gérard Le Saint appelle à une refonte complète du marketing autour des droits TV, et à une meilleure collaboration entre la Ligue et les clubs pour éviter ce qu’il qualifie implicitement de naufrage financier pour les « petits ». Un message qui vise directement la LFP : sans réforme structurelle, les écarts entre grands et petits clubs français risquent de se creuser dangereusement dès la saison prochaine.
Cette prise de parole pourrait bien faire tache d’huile. D’autres présidents de clubs de Ligue 1 partagent en coulisses les mêmes craintes — mais Brest est pour l’instant le seul à monter au créneau publiquement. Si Ligue 1+ ne décolle pas rapidement en termes d’abonnements, c’est tout le modèle économique du football français qui pourrait vaciller. La balle est dans le camp de la LFP.

