Alors que plusieurs médias le donnaient en route vers l’OM, Grégory Lorenzi aurait en réalité déjà paraphé un engagement officiel avec l’OGC Nice. Le directeur sportif sortant du Stade Brestois se retrouve au cœur d’un feuilleton qui pourrait virer à la bataille juridique entre les deux clubs azuréens et phocéens.
C’est le mercato des dirigeants qui enflamme la Ligue 1. Grégory Lorenzi, 42 ans, quitte le Stade Brestois après dix ans de loyaux services — dix ans au cours desquels il a accompagné le club breton jusqu’à la Ligue des Champions. Sa prochaine destination fait débat. Selon Nice-Matin, le Corse aurait paraphé un document l’engageant auprès de l’OGC Nice, sous réserve du maintien du club azuréen en Ligue 1. Les dirigeants niçois ont l’intention de faire valoir ce document « une fois l’incertitude du terrain dégagée ».
Sauf que l’OM est passé par là. L’Équipe révèle qu’un accord verbal existerait désormais entre Lorenzi et l’Olympique de Marseille, qui cherche à remplacer Medhi Benatia. C’est même Benatia lui-même qui pousserait pour son arrivée au Vélodrome. À Nice, le sentiment de trahison est réel : le club azuréen, qui pointe en 16e position à égalité avec Auxerre et lutte encore pour son maintien, ne compte pas ranger ce document dans un tiroir. Simple bras de fer moral ou véritable procédure juridique ? La question est posée.
La suite dépendra du maintien de Nice. Si les Aiglons se maintiennent en Ligue 1, ils auraient les cartes juridiques en main pour bloquer — ou monnayer — le départ de Lorenzi vers Marseille. Un scénario qui pourrait forcer l’OM à mettre la main au portefeuille dans un contexte financier déjà tendu. Ce que l’on sait : Lorenzi est l’homme le plus convoité du mercato des directeurs sportifs en France cet été. Et son prochain club, Nice ou Marseille, dépend peut-être d’un résultat de championnat.

