Les Lakers face à leur grand dilemme : LeBron ou l’avenir avec Doncic ?

La nuit de lundi a eu des airs de funérailles royales à Los Angeles. Balayés en quatre manches par l’Oklahoma City Thunder, champion en titre, les Lakers ont tourné une page de leur histoire — peut-être la dernière griffée du nom de LeBron James.

À 41 ans, le « King » a pourtant rendu une copie magistrale : 24 points, 12 rebonds, plus de 40 minutes de combat dans une salle qui retenait son souffle. Mais l’issue était scellée, et avec elle, un été d’incertitudes s’ouvre sur les bords du Pacifique.

LeBron libre, flou total

Libre de tout contrat, LeBron James n’a livré aucun indice sur la suite. Retraite ? Prolongation aux Lakers ? Ou un ultime défi ailleurs — Cleveland, sa ville natale, ou Golden State aux côtés de Stephen Curry ? Dans le vestiaire, les adieux ressemblaient à ceux d’un roi qui ne sait pas encore s’il abdique. « Je vais prendre le temps qu’il faut », a-t-il simplement laissé entendre.

Le lendemain matin, le directeur général Rob Pelinka s’est présenté devant la presse avec des mots soigneusement pesés. Pour lui, LeBron reste « une bénédiction » — vingt-trois saisons d’une carrière hors norme, un titre NBA en 2020 sous les couleurs or et pourpre, et ce record de meilleur scoreur de l’histoire décroché en 2023. « Ce qu’on veut plus que tout, c’est l’honorer », a déclaré Pelinka, tout en reconnaissant que chaque franchise de la ligue serait prête à l’accueillir.

Doncic, l’étoile autour de laquelle tout gravite

Mais derrière les hommages, le message de la direction est limpide : le Los Angeles de demain s’écrira en slovène. Luka Doncic, arrivé en février 2025 dans un transfert fracassant depuis Dallas — Anthony Davis partant dans l’autre sens —, est désigné comme le pilier autour duquel la franchise entend rebâtir. « L’archétype de l’équipe que nous voulons construire partira de Luka et de ses besoins », a tranché Pelinka sans ambiguïté.

Cruel paradoxe de cette saison : Doncic, blessé début avril, a manqué l’intégralité des play-offs, forçant LeBron à sortir de son troisième rôle pour reprendre les commandes. Résultat : une élimination honorable face au Thunder, mais avec une équipe tronquée, sans son leader naturel ni Austin Reaves, lui aussi touché avant de revenir en fin de premier tour.

Un mercato charnière pour les Californiens

Malgré les absences, les Lakers ont terminé la saison régulière à la quatrième place de la conférence Ouest (53 victoires – 29 défaites), avec notamment une série de 16 succès en 18 rencontres en mars. De quoi conforter le staff dans ses choix. L’entraîneur JJ Redick, très proche de LeBron, espère reconstituer le trio Doncic-Reaves-James cet été, mais le flou contractuel complique les projections.

Rui Hachimura, Deandre Ayton ou encore Marcus Smart pourraient quitter la Californie, ouvrant la porte à une potentielle recrue de haut rang. Une chose est certaine : cet été, les Lakers joueront leur avenir — avec ou sans leur roi.