Le Clermont Foot 63 est maintenu en Ligue 2, et son avenir pourrait basculer encore plus vite que prévu. Stéphane Tessier, 53 ans, ancien directeur général de l’Olympique de Marseille et de l’AS Saint-Étienne, confirme être entré en négociation pour racheter le club auvergnat à son propriétaire suisse Ahmet Schaefer. Un dossier brûlant, tenu sous confidentialité, mais qui avance.
Le visage n’était pas là par hasard. Fin avril, lors du match nul entre Clermont et Bastia au stade Gabriel-Montpied (1-1), un homme discret mais bien connu du football français occupait une place dans les tribunes clermontoises. Stéphane Tessier, 53 ans, ancien directeur général de l’Olympique de Marseille et bras droit de Pablo Longoria de 2022 à 2024, est entré en négociation pour reprendre le Clermont Foot 63. L’intéressé ne s’en est pas caché lorsque La Montagne l’a interpellé. « Oui, tout à fait, je confirme mon souhait de vouloir racheter le Clermont Foot 63. On est entrés en négociation, mais je ne peux pas aller plus en avant dans les détails en raison de critères de confidentialité », a-t-il lâché sans détour. Un dossier avancé, un calendrier serré, et une condition imposée dès le départ : que le club reste en Ligue 2. C’est désormais le cas.
Stéphanois d’origine, Tessier est un visage bien connu dans le Forez : il a occupé le poste de directeur général des services de l’AS Saint-Étienne entre 2010 et 2015, passant notamment par le FC Lorient avant de rejoindre Marseille. À l’ASSE, il avait laissé l’image d’un gestionnaire rigoureux et stratège, notamment connu pour avoir instauré le salary-cap chez les Verts et pour avoir convaincu des joueurs comme Fabien Lemoine et Stéphane Ruffier de signer dans le Forez. C’est donc un profil d’homme de football complet qui se présente aux portes du stade Gabriel-Montpied. De son côté, Ahmet Schaefer, l’actionnaire suisse propriétaire du club depuis 2019, a été approché par plusieurs investisseurs, mais le dossier Tessier est décrit comme le plus avancé à ce stade. Le club affiche un budget de 11 millions d’euros et un résultat net négatif de 6,7 millions d’euros en 2025, ce qui rend l’arrivée d’un gestionnaire financier aguerri d’autant plus nécessaire.
Le timing est désormais idéal pour boucler le deal. Tessier avait été limpide sur sa feuille de route : « Si cela doit se faire, c’est avant la fin de la saison. Après, ce sera trop tard ». Avec le maintien du Clermont Foot 63 officiellement validé en Ligue 2, la condition sine qua non est remplie. Le club auvergnat, entraîné par Laurent Batlles — lui-même ancien coach de l’ASSE — peut aborder l’intersaison avec une certaine sérénité sportive. Il reste désormais à lever les clauses de confidentialité pour officialiser ce qui ressemble de plus en plus à un changement de propriétaire imminent. Pour Clermont-Ferrand et ses supporters, une nouvelle ère se dessine — avec, aux commandes, un homme qui connaît mieux que quiconque les rouages du football professionnel français.

