Djokovic s’effondre à Rome dès le premier tour, Roland-Garros en pointillés

Le retour tant attendu a viré au cauchemar. Novak Djokovic, absent des courts depuis deux mois en raison d’une blessure à l’épaule droite, a subi vendredi au Masters 1000 de Rome une défaite aussi inattendue que préoccupante face au Croate Dino Prizmic (2-6, 6-2, 6-4). Une première sortie dès le premier tour en dix-neuf participations au tournoi romain pour le Serbe de 38 ans.

Un effondrement inexplicable après un set de haute volée

Tout avait pourtant bien commencé. Djokovic avait survolé la première manche en 40 minutes, affichant un niveau étonnant pour un joueur n’ayant disputé que deux tournois en 2026. Puis, brutalement, tout s’est délité. Dans le deuxième set, le numéro 4 mondial n’a inscrit que cinq points sur les quatre premiers jeux, repoussant même une balle de triple break — une humiliation rarissime dans sa carrière. Plié en deux après certains échanges, il est apparu physiquement diminué, sans que son entourage ne fournisse la moindre explication claire.

« Je ne suis pas au niveau où j’aimerais être »

En conférence de presse, Djokovic a livré un diagnostic lucide mais sans réponse : il se sentait systématiquement en retard d’un demi-pas, incapable d’élever son jeu dans les moments décisifs. Interrogé sur l’état de son épaule — des médicaments lui ont été transmis en cours de match — il a prudemment esquivé le sujet pour mieux saluer la performance de son adversaire.

Roland-Garros, une échéance qui inquiète

À moins de trois semaines de la Porte d’Auteuil, où il rêve d’un 25e titre en Grand Chelem, le Serbe concède lui-même que cette défaite ne constitue pas une préparation idéale. Pire, il évoque désormais une « nouvelle réalité » faite de pépins physiques récurrents, sans tournoi supplémentaire prévu avant Paris.

De son côté, Prizmic a signé la plus belle victoire de sa carrière face à « son idole », concluant sur un ace. Au prochain tour, le Croate défiera le Français Ugo Humbert ou le Tchèque Vit Kopriva.