Il n’a pas fallu attendre un demi-siècle, cette fois. Quatre ans seulement après leur titre de 2022, les volleyeurs de Montpellier ont remis la main sur le championnat de France en dominant Poitiers vendredi soir (3-0 : 25-15, 25-17, 25-20), décrochant ainsi une neuvième étoile qui les replace parmi l’élite du volley-ball tricolore.
Une finale sans suspense, une domination totale
Sur le parquet, les Héraultais n’ont laissé aucune chance aux Poitevins. Déjà larges vainqueurs à l’aller six jours plus tôt, les hommes de Loïc Le Marrec ont confirmé leur suprématie avec une régularité implacable du premier au dernier échange. Bilan de leurs play-offs : seulement deux sets concédés sur l’ensemble des phases finales, et aucun en finale. Une efficacité chirurgicale qui traduit la solidité collective d’une équipe construite pour gagner.
Le Goff, Palacios, Lopez : les artisans du titre
En finale, c’est le champion olympique Nicolas Le Goff qui a donné le ton dès l’entame, terminant meilleur marqueur de la rencontre avec 12 points, à égalité avec l’Argentin Ezequiel Palacios. Le MVP de la saison, son compatriote Tomas Lopez, a quant à lui apporté 10 points décisifs pour boucler une saison de haute volée.
Une place dans l’histoire
Ce neuvième titre hisse le Montpellier Hérault Sport Club au niveau du Racing Club de France, du Paris Université Club et du Paris Volley. Seuls Cannes — éliminé par Montpellier en quarts de finale — et Tours conservent une longueur d’avance avec dix titres chacun. Le club héraultais, qui avait terminé la saison régulière en deuxième position derrière Tours, a donc réalisé l’essentiel là où ça comptait le plus.
La fierté du président
« On est revenus quatre ans après là où on voulait être », a savouré Jean-Charles Caylar, président du club, en soulignant la détermination de son groupe depuis le coup d’envoi des play-offs. Un titre mérité, construit dans la durée, qui confirme Montpellier comme l’une des références incontournables du volley-ball français contemporain.


