Il a soulevé la Coupe du monde. Il a remporté la Serie A avec l’Inter. Et pourtant, ce vendredi 8 mai 2026, Benjamin Pavard se retrouve dans une situation que personne n’aurait imaginée il y a deux ans : ni Marseille, ni Milan ne veulent de lui. À 30 ans et à quelques semaines du Mondial, le défenseur français joue son avenir sur un fil.
Le pari marseillais qui a tourné court
Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices. Champion du monde 2018, vainqueur de la Serie A avec l’Inter, Pavard arrive à l’OM le 1er septembre 2025 avec un palmarès impressionnant et une réputation de défenseur polyvalent, à l’aise dans l’axe comme au couloir droit. Un coup de prestige signé Mehdi Benatia, salué par tout un peuple olympien. Dragué également par le LOSC, qui espérait rapatrier l’enfant du nord, Pavard avait adhéré au projet présenté par les dirigeants et Roberto De Zerbi.
Sauf que De Zerbi n’est plus là. Et le projet, non plus. Performances en baisse, avenir flou, soupçons en interne : la trajectoire s’est inversée en quelques mois. La saison marseillaise a été un naufrage collectif, et Pavard en a été l’un des symboles malheureux. Avec 28 matchs, un but et trois passes décisives, il n’a pas été le bouclier défensif attendu.
L’OM claque la porte
La sentence est tombée sans ambiguïté. Les dirigeants phocéens n’ont pas l’intention de débourser les 15 millions d’euros nécessaires au transfert définitif du défenseur français. Un choix dicté autant par les performances que par un contexte financier et sportif sinistré. À l’heure où l’OM se cherche un nouveau coach, une nouvelle direction et un nouveau souffle, repartir sur Pavard à plein tarif n’entrait tout simplement pas dans l’équation.
L’Inter referme aussi la porte
Retour à la case départ, donc. Sauf que Milan n’est pas plus enthousiaste. Selon le journaliste italien Nicolo Schira, l’Inter Milan ne souhaite pas conserver Benjamin Pavard, dont le contrat court encore jusqu’en juin 2028. Le club de la Lombardie invite déjà le trentenaire à se trouver un nouveau point de chute cet été.
Les raisons sont limpides : l’Inter souhaite éviter le retour d’un salaire estimé à 5 millions d’euros nets par an. Pavard serait immédiatement placé sur le marché des transferts si Marseille ne levait pas l’option. Cristian Chivu, le nouveau technicien nerazzurri, ne l’a pas dans ses plans. Le club italien compte s’en séparer définitivement cet été, avec un prix au rabais s’il le faut.
Le Mondial 2026 comme dernier levier
La situation est d’autant plus inconfortable que le calendrier presse. À l’approche de la Coupe du monde 2026, Pavard se retrouve face à un tournant majeur, où chaque performance pourrait déterminer la suite de sa trajectoire. Sans club stable, sans temps de jeu régulier, difficile d’espérer convaincre Didier Deschamps.
Son entourage s’active pour lui trouver un point de chute, avec des pistes à l’étranger. Sa valeur marchande, estimée à environ 20 millions d’euros selon Transfermarkt, laisse encore une marge de manœuvre. Mais le temps file. Et pour un joueur de son standing, se retrouver sans port d’attache en juin 2026, à l’orée d’un Mondial, constitue un signal d’alarme difficile à ignorer.
Benjamin Pavard n’a pas encore dit son dernier mot. Mais il va devoir parler vite.

