En regardant le choc PSG-Bayern Munich depuis son canapé, l’entraîneur du RC Lens Pierre Sage n’a pas caché son admiration. Une déclaration aussi sincère qu’éloquente, qui dit autant sur le niveau stratosphérique atteint par Paris cette saison que sur la valeur de ce que les Sang et Or accomplissent en Ligue 1 face à une telle machine.
Pierre Sage n’est pas homme à s’enflammer facilement. Mais face au spectacle offert par PSG-Bayern Munich, le technicien du RC Lens a laissé parler sa sincérité. « Il y avait énormément de choses extraordinaires dans ce match. Du coup, on restait complètement en haleine et en alerte devant nos écrans. » Avant de lâcher la formule qui résume tout : « On se rend compte de quelle bête on a devant nous. » Trois mots — une bête — pour décrire ce que le PSG est devenu sous Luis Enrique : un monstre de football européen, capable d’offrir une soirée à 5-4 contre le Bayern Munich tout en restant l’équipe dominante de Ligue 1 semaine après semaine.
Ce qui rend la déclaration de Sage particulièrement forte, c’est qu’elle ne s’arrête pas à l’admiration béate. Le coach lensois y glisse, presque en passant, une fierté bien réelle : « Lorsqu’on continue à courir encore après le PSG, même s’ils courent très, très vite… » Cette petite phrase dit énormément. Elle dit que le RC Lens, club du Pas-de-Calais aux moyens incomparables avec ceux de la capitale, se bat saison après saison pour rester dans la roue d’une équipe capable de rivaliser avec le Bayern Munich en demi-finale de Ligue des Champions. Tenir la distance derrière une telle « bête », c’est en soi une performance que peu de clubs en Europe pourraient revendiquer.
Sage a également pris soin de citer Diego Simeone, qui lui avait soufflé l’antidote à l’émerveillement pur : « À leur place, j’aurais dit qu’on a quand même encaissé 5 buts. » Une façon lucide de rappeler que derrière le spectacle, le football reste une question de résultats et de rigueur défensive. Mais pour l’entraîneur lensois, le message est clair : voir le PSG à ce niveau-là ne décourage pas, il galvanise. Et pour les supporters sang et or, entendre leur coach parler ainsi du seul club qui les devance en Ligue 1 est presque une déclaration d’amour déguisée — celle d’un homme qui sait exactement la valeur de ce que son équipe accomplit chaque week-end face à la bête.

