OGC Nice : un fonds américain en pole position pour racheter le club, Ineos cherche sa sortie

Un investisseur venu d’outre-Atlantique s’intéresse de très près à l’OGC Nice. Selon plusieurs sources concordantes, un fonds américain dont l’identité reste confidentielle a franchi une étape décisive dans les discussions avec Ineos, l’actuel propriétaire du club azuréen. Une potentielle révolution dans les coulisses du Gym.

La vente de l’OGC Nice prend un tournant concret. Selon des informations rapportées par Nice-Matin et relayées par plusieurs médias spécialisés ce début mai 2026, un fonds d’investissement américain aurait significativement avancé dans les négociations en vue d’un rachat du club. Signe tangible de cet intérêt : les représentants du fonds ont récemment visité le centre d’entraînement de l’Allianz Riviera, accompagnés de Jean-Claude Blanc, CEO d’Ineos Sport. Une visite qui ne relève pas du simple tourisme d’affaires.

Ineos veut vendre, Lazard cherche preneur

Tout a démarré il y a plusieurs mois, lorsqu’Ineos — le conglomérat de Jim Ratcliffe, milliardaire britannique et propriétaire du club depuis 2019 — a mandaté la banque d’affaires Lazard pour piloter le processus de cession. À l’époque, le prix affiché avoisinait les 250 millions d’euros. Une ambition qui a rapidement dû être revue à la baisse.

Car la situation sportive et financière du club complique la donne. Lanterne rouge des prétendants au maintien, Nice végète en 15e position de Ligue 1 à l’approche du dénouement de la saison. Cette fragilité sportive a pesé dans les valorisations : les estimations tournent désormais autour de 200 millions d’euros, voire en deçà selon les sources.

Un autre fonds, européen cette fois, serait également en lice. Mais c’est le prétendant américain qui se démarque par l’avance prise dans les pourparlers. Aucun accord n’est toutefois finalisé à ce jour, et l’identité précise de ce fonds demeure inconnue.

Nice, une histoire de propriétaires en mutation

L’OGC Nice a connu une accélération remarquable de ses changements d’actionnaires depuis dix ans. En 2016, un consortium sino-américain emmené par Chien Lee, Alex Zheng et Paul Conway avait mis la main sur le club pour environ 20 millions d’euros. Trois ans plus tard, Ineos raflait la mise pour 100 millions, avec de grandes ambitions : construire un club ambitieux, compétitif en Europe, structuré autour d’une vision long terme.

Si les premières saisons avaient suscité de l’espoir, la trajectoire s’est depuis essoufflée. La montée en puissance espérée n’a pas eu lieu, et Jim Ratcliffe — par ailleurs actionnaire minoritaire de Manchester United — semble avoir décidé de passer la main sur la Côte d’Azur.

Un club à la croisée des chemins

Pour les supporters niçois, l’incertitude est palpable. Qui sera aux commandes la saison prochaine ? Avec quelle ambition, quel projet sportif ? Les prochaines semaines seront déterminantes. Si le fonds américain confirme son intérêt et qu’un accord se dessine, Nice pourrait rejoindre la longue liste des clubs européens passés sous pavillon nord-américain — une tendance lourde qui remodèle le football continental.

Une chose est certaine : le Gym est à vendre. Et pour l’heure, l’Amérique frappe le plus fort à la porte.