Il n’en finit pas de faire parler de lui. Neymar, de retour au Santos FC après ses années européennes, alimente une nouvelle fois les débats — mais pour de mauvaises raisons.
Lors d’une séance d’entraînement collective, l’attaquant brésilien de 34 ans a frappé l’un de ses jeunes partenaires, Robinho Junior, fils de l’ancien international brésilien du même nom.
Un coup de sang qui dégénère
Les faits, révélés par le média sportif brésilien Globo Esporte, se sont produits au cœur d’un exercice collectif. Vexé par un dribble que lui a infligé le joueur de 18 ans, Neymar aurait d’abord laissé l’échange verbal monter en tension, avant de perdre complètement son calme. Il a mis le jeune homme au sol, puis lui a assené une gifle devant l’ensemble de l’effectif. Le staff technique est intervenu pour séparer les deux joueurs et ramener le calme dans le groupe.
Dans la foulée, Neymar a reconnu ses torts et présenté ses excuses. Selon des sources proches du club, la relation entre les deux hommes — décrite comme celle d’un « parrain et son filleul » — serait désormais apaisée. Robinho Junior n’aurait pas gardé rancœur à son illustre aîné.
Une image qui se dégrade
Ce nouvel incident survient dans un contexte déjà délicat pour le natif de Mogi das Cruzes. Début avril, une sortie publique jugée misogyne avait déjà provoqué une vague de critiques. Sur le terrain, le tableau n’est guère plus reluisant : seulement quatre buts et trois passes décisives en onze matchs toutes compétitions confondues depuis son retour à Santos. Les attentes étaient évidemment tout autres pour celui qui fut longtemps considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde.
La Seleção s’éloigne encore un peu plus
Ce qui préoccupe davantage les observateurs brésiliens, c’est l’impact de ces dérapages répétés sur ses chances de participer à la Coupe du monde 2026, organisée en Amérique du Nord. Neymar n’a plus été convoqué en équipe nationale depuis octobre 2023. Dans un pays où le débat autour de sa sélection reste vif, chaque polémique pèse un peu plus lourd dans la balance.
À quelques mois d’un Mondial dont le Brésil espère retrouver le trône, Neymar semble malheureusement plus préoccupé à gérer ses propres turbulences qu’à plaider sa cause sur les terrains.

