Battus à Rodez, les Verts n’ont pas dit leur dernier mot. À une journée de la fin, Saint-Étienne peut encore arracher la deuxième place synonyme de montée directe. Mais le scénario est précis, et il faudra que tout s’aligne.
Il y a des défaites qui ferment définitivement une porte. Et il y en a d’autres qui laissent un rai de lumière, assez étroit pour rendre la situation cruelle, assez réel pour nourrir l’espoir. La défaite de l’ASSE à Rodez appartient à cette deuxième catégorie. Les Verts sont toujours dans la course à la montée directe. Mais ils n’en tiennent plus les rênes.
Une dernière journée sous haute tension
Le classement est limpide et impitoyable à la fois. Après 33 journées, Troyes trône en tête avec 67 points, déjà assuré de son billet pour la Ligue 1. Derrière, Le Mans occupe la deuxième place avec 59 points — celle qui ouvre la porte sans passer par les barrages. L’ASSE, troisième, pointe à 57 points, à égalité avec le Red Star quatrième. Deux points séparent les Verts de la montée directe. Une journée pour tout renverser.
Le scénario exact que Saint-Étienne doit réaliser
Ne pas se bercer d’illusions : l’ASSE ne maîtrise plus son destin. Mais la porte n’est pas fermée, loin de là. Selon les détails rapportés par Peuple Vert, deux chemins subsistent.
Le premier, le plus confortable : une victoire stéphanoise avec au moins deux buts d’écart, combinée à un résultat nul ou une défaite du Mans. Dans ce cas, les Verts passent devant et montent directement. Le second scénario est plus exigeant : si Saint-Étienne s’impose d’un seul but, il faut impérativement que Le Mans s’incline à Bastia. La moindre déviation de ce chemin balisé, et la montée directe s’évapore. Un nul ou une défaite de l’ASSE, quoi qu’il arrive ailleurs, clôt définitivement le débat.
Un programme qui redonne de l’espoir
Ce qui rend le scénario jouable, c’est précisément le calendrier de cette dernière journée. L’ASSE reçoit Amiens, une équipe d’ores et déjà condamnée à la Ligue 2 ou maintenue sans enjeu — un adversaire a priori sans pression, ce qui constitue un avantage non négligeable pour des Verts qui devront attaquer d’entrée et chercher l’écart.
Pendant ce temps, Le Mans se déplace à Bastia. Et là, le contexte change tout : les Corses sont encore concernés par les barrages, ce qui en fait un adversaire motivé, loin d’une équipe qui ferait tourner l’effectif. Ce déplacement n’a rien d’une promenade de santé pour les Manceaux.
L’espoir, teinté d’une dépendance insupportable
C’est là toute la cruauté de la situation verte. L’ASSE peut faire sa part du travail — gagner, marquer, dominer — et se retrouver quand même condamnée aux barrages si Le Mans s’en sort à Bonifacio. Cette dépendance aux résultats extérieurs, cette obligation de regarder un autre match en tenant son souffle, est précisément ce qui rend ces dernières heures si difficiles à vivre pour les supporters.
Mais l’histoire du football est pleine de ces dernières journées où tout bascule. Saint-Étienne a encore le droit de rêver. À condition de commencer par gagner.
Rendez-vous samedi soir. Et que le Mans glisse.

