Le PIF confirme officiellement ce qu’on pressentait depuis des semaines : l’Arabie saoudite ne financera plus le circuit dissident au-delà de cette année. Une décision qui plonge LIV dans l’incertitude.
C’était une rumeur persistante depuis la mi-avril, relayée par le New York Times et le Wall Street Journal. Elle est désormais officielle. Le Fonds public d’investissement saoudien (PIF) a confirmé jeudi à l’AFP qu’il mettrait fin à son soutien financier au circuit LIV Golf à l’issue de la saison 2026.
Une rupture assumée
« Le PIF a pris la décision de financer LIV Golf seulement pour le restant de la saison 2026 », a déclaré un porte-parole du fonds souverain. La justification est sans ambiguïté : « L’investissement considérable requis sur le long terme n’est plus compatible avec la phase actuelle de la stratégie d’investissement du PIF. »
Lancé en 2021 avec des moyens colossaux pour concurrencer le PGA Tour, LIV avait été présenté comme un projet structurant du soft power saoudien. Cinq ans plus tard, l’heure est au désengagement.
Riyad resserre les cordons de la bourse
Ce retrait s’inscrit dans un mouvement plus large. Dans un contexte géopolitique tendu dans le Golfe, l’Arabie saoudite a entrepris de réduire la voilure sur plusieurs de ses mégaprojets. Le sport, longtemps vitrine des ambitions du royaume, n’est plus épargné : les Jeux asiatiques d’hiver prévus en 2029 à Neom ont été réattribués, et le PIF a cédé mi-avril 70 % de ses parts dans le club de football d’Al-Hilal — où évolue Karim Benzema — moins de trois ans après en avoir pris le contrôle.
LIV cherche un repreneur
Du côté du circuit, les dirigeants ont annoncé jeudi être à la recherche de nouveaux « partenaires financiers à long terme », sans faire mention du PIF. Une formulation qui masque mal l’urgence de la situation : sans bailleur de fonds, l’avenir de la compétition reste suspendu à la capacité de ses responsables à convaincre de nouveaux investisseurs d’ici la fin de l’année.

