Mis sous pression après le match nul contre Nice (1-1), l’entraîneur de l’OM a haussé le ton en conférence de presse ce jeudi pour démentir les rumeurs de tensions internes.
La polémique couvait depuis plusieurs jours. Des informations circulaient sur des frictions entre Habib Beye et certains de ses joueurs — Mason Greenwood, d’abord, impliqué dans un accrochage à l’entraînement, et Himad Abdelli, qui aurait mal réagi aux reproches de son coach après sa perte de balle à l’origine du penalty concédé contre Nice. Autant d’éléments qui alimentaient l’idée d’un vestiaire fragilisé, voire fissuré.
Face à la presse ce jeudi, le technicien marseillais a décidé de répondre frontalement.
« Quand je vois les mensonges qui sont avancés, c’est désolant »
Sans nommer personne, Beye a visé une partie de la presse avec des mots choisis. « J’entends beaucoup de choses et j’aimerais bien que les gens parlent avec le vestiaire. Certains, une minorité, manquent vraiment de déontologie journalistique. Je n’ai jamais été dans une logique de démentir, mais sincèrement, quand je vois certaines choses, c’est désolant. »
Il a ensuite posé un principe simple : « Quand vous n’avez pas l’information, il ne faut pas chercher à l’inventer. Vous pouvez vous adresser directement aux joueurs ou à leur entourage. » Avant de conclure sur sa relation avec son groupe : « Je suis très, très bien avec mes joueurs. Je discute avec eux tous les jours. »
Une cible récurrente
Relancé sur le sujet, Beye a reconnu l’existence d’une pression naturelle dans tout vestiaire professionnel — « 24, 25 joueurs avec des égos différents, des personnalités différentes » — sans pour autant y voir le signe d’une rupture. Ce qui l’irrite, c’est la répétition : « C’est toujours un peu la même musique qui revient. J’ai l’impression que c’est très corrélé à ma présence. Ce qui me dérange, ce sont les mensonges. »
Trois matchs pour sauver la saison
Au-delà de la polémique, l’urgence est sportive. L’OM ne maîtrise plus son destin dans la course au podium et doit impérativement gagner ses trois derniers matchs. « Sans ces neuf points, il sera difficile d’envisager autre chose que ce qu’on voulait au début de saison », a averti Beye, qui assure ne pas percevoir de « démobilisation » dans son groupe.
Premier test dès samedi, à la Beaujoire, face à Nantes.


