Real Madrid : Mourinho est devenu le plan A !

Florentino Pérez a décidé. Le prochain entraîneur du Real Madrid ne sera pas un gestionnaire tranquille. Ce sera un homme de fer — et son nom, c’est José Mourinho.

Nommé en urgence en janvier 2026 après le limogeage d’Xabi Alonso — dont le bilan a été jugé décevant malgré les attentes immenses qui l’accompagnaient —, Álvaro Arbeloa n’a jamais été autre chose qu’une solution de transition. La fin de saison venue, son départ est acquis. Florentino Pérez veut un entraîneur installé, légitime, opérationnel avant la Coupe du Monde 2026. Un vrai patron sur le banc de la Maison Blanche.

Le retour du Special One

Le nom qui circule en priorité dans les couloirs du Santiago Bernabéu est celui que personne n’osait vraiment prononcer : José Mourinho. Fabrizio Romano l’a confirmé via The Athletic — le Portugais serait « absolument enthousiaste » à l’idée d’un retour au Real, une information présentée comme certaine. Son agent Jorge Mendes a officiellement proposé sa candidature à la direction madrilène. Il reste sous contrat avec Benfica jusqu’en juin 2027, mais une clause de résiliation à montant abordable faciliterait l’opération.

Vingt ans après son premier passage — qui avait tout de suite viré à la guerre froide avec Pep Guardiola et une partie du vestiaire —, Mourinho pourrait donc revenir là où tout s’était enflammé. La symétrie est saisissante. L’audace aussi.

Si Mourinho venait à décliner ou si les négociations échouaient, Didier Deschamps constituerait le plan B. Klopp, Pochettino et Allegri sont également cités, mais dans un registre secondaire.

Mbappé, Vinicius, et un vestiaire hors de contrôle

Pour comprendre pourquoi Pérez va chercher un profil aussi clivant, il faut regarder ce qui s’est passé sous Xabi Alonso. Selon les informations qui filtrent, les joueurs — Mbappé et Vinicius Jr. en tête — n’auraient pas suivi les consignes tactiques, notamment en matière de pressing et d’intensité. Un vestiaire de stars qui se gère lui-même, ça n’est plus un vestiaire : c’est une bombe à retardement.

Mourinho, justement, a toujours eu une méthode pour ce genre de situation : la confrontation directe, la hiérarchie imposée, l’autorité comme outil de travail. Ce que Pérez veut réinstaurer, c’est exactement ça — de la discipline, des lignes claires, un staff qui dirige vraiment.

Le hic, c’est que Mourinho a ses propres exigences : contrôle du mercato, loyauté absolue de la direction, liberté totale sur la gestion du vestiaire. Autant de points qui, par le passé, ont fait capoter plus d’un projet. La négociation s’annonce serrée.

Trois recrues déjà dans les tuyaux

Pendant que le feuilleton de l’entraîneur se joue en coulisses, le mercato madrilène avance lui aussi. Trois dossiers semblent quasi bouclés pour l’été 2026. Nico Paz devrait revenir de Como grâce à une option de rachat d’environ 9 millions d’euros, confirmée par AS et Marca. Ibrahima Konaté, libre en juin à l’expiration de son contrat à Liverpool, est en contact avancé avec le club. Endrick, prêté à l’OL depuis janvier, rentrera lui aussi à Madrid.

Trois profils différents, un signal commun : le Real ne subit pas sa saison, il prépare déjà la suivante.

La décision appartient à Florentino

Mourinho veut y aller. Mendes a ouvert la porte. Mais comme l’a rappelé Romano lui-même : « la décision revient à Florentino Pérez. » Le président merengue a toujours aimé les coups de théâtre — et ramener le Special One vingt ans après constituerait, indéniablement, le plus retentissant de sa carrière.