Le transfert de Leon Goretzka au Milan AC semblait sur les rails. Mais le milieu international allemand, libre en juillet à l’issue de son contrat au Bayern Munich, réclame un bonus à la signature de 10 millions d’euros — une exigence qui bloque pour l’heure toute avancée décisive dans les négociations avec les Rossoneri d’Allegri.
Le nom de Leon Goretzka circule avec insistance du côté de San Siro depuis plusieurs semaines. Milieu box-to-box de 31 ans, champion d’Allemagne à de multiples reprises avec le Bayern Munich et pièce maîtresse de la Mannschaft, il représente exactement le profil réclamé par Massimiliano Allegri pour densifier l’entrejeu milanais. L’avantage théorique est considérable : le joueur sera libre de tout contrat en juillet, ce qui signifie zéro indemnité de transfert pour le Milan AC. Mais les négociations accrochent sur un point précis et non négligeable — un bonus à la signature de 10 millions d’euros exigé par le camp du joueur, une pratique courante pour les free agents de haut niveau mais qui met à rude épreuve la capacité financière du club lombard.
Au-delà du bonus, c’est également la question des commissions versées aux agents qui ralentit l’aboutissement de l’accord. Un double écueil financier qui illustre les dessous souvent méconnus des transferts dits « gratuits » — en réalité rarement sans coût pour les clubs acquéreurs. Pour le Milan AC, l’enjeu est de taille : Allegri a fait de ce recrutement l’une de ses priorités pour retrouver de la puissance physique et de la créativité dans l’axe du jeu. Si Milan ne cède pas, d’autres formations européennes — notamment en Premier League et en Bundesliga — n’attendent qu’un signal de faiblesse pour s’engouffrer dans la brèche. Le dossier Goretzka est loin d’être plié.

