Lille s’impose 1-0 au Paris FC et grimpe au classement — mais aucun Dogue ne figure dans le onze idéal de la journée. Un paradoxe qui n’a pas échappé aux supporters.
Gagner sans briller aux yeux des jurés, c’est le destin cruel du LOSC ce week-end. Malgré un succès précieux arraché au Paris FC lors de la 31e journée de Ligue 1, aucun joueur lillois n’a décroché sa place dans l’équipe-type officielle de la journée, telle qu’établie par Maxifoot. Une absence totale, aussi rare qu’inattendue pour un club qui pointe à la quatrième place du championnat avec 54 points au compteur.
Une victoire utile, pas spectaculaire
Le scénario du match résume bien le paradoxe. C’est un penalty de Mukau — obtenu grâce à une faute sur Fernandez-Pardo — qui offre les trois points aux Dogues. Derrière, la défense tient bon, Özer s’acquitte proprement de sa mission, et Perraud livre une prestation solide. Les deux hommes récoltent un 7/10 dans les notations d’après-match. Suffisant pour gagner. Pas suffisant pour séduire.
Car la 31e journée a aussi offert des affiches autrement plus électriques. Le choc PSG-Lyon et le duel OM-Brest ont accaparé l’attention et produit les performances individuelles spectaculaires que les votants privilégient. Dans ce contexte, la victoire lilloise, sérieuse mais peu flamboyante, est passée à la trappe.
Des Lillois aux portes du onze
Dans le détail des votes Maxifoot, Fernandez-Pardo et Ngoy s’en tirent le mieux côté lillois avec 11 points chacun — ce qui les place à la 22e position ex aequo. Perraud (10 pts, 27e) et Meunier (9 pts, 33e ex aequo) complètent le tableau. Des classements honorables, mais insuffisants pour déloger les élus du soir. Le onze de la journée est dominé par le PSG (3 représentants), Lyon (2), Metz et Lorient.
La première disette depuis la 20e journée
Ce qui pique davantage, c’est la rareté du phénomène. La dernière fois que Lille n’avait placé aucun joueur dans l’équipe-type remontait à la 20e journée. Depuis, les Dogues avaient systématiquement pesé dans ces classements hebdomadaires. Sur les réseaux sociaux, les supporters évoquent une « rigidité des votants », prompts à récompenser les exploits visuels plutôt que le travail collectif bien fait.
Pas de polémique en vue — juste un rappel que dans le football moderne, la manière compte autant que le résultat. Et que Lille, cette saison, joue souvent juste sans toujours jouer beau.

