Après des années à fouler les pelouses de Ligue 1 sous le maillot du FC Nantes, Lucas Deaux a raccroché les crampons. Mais pas les baskets. Ce dimanche, l’ancien milieu de terrain s’élance pour son tout premier marathon, à Nantes, la ville qui l’a vu briller — le tout, un jour après avoir couru les 10 km des Foulées de l’Éléphant avec sa femme.
On aurait pu imaginer Lucas Deaux dans un costume de consultant, derrière un micro ou sur un banc de touche. Il a choisi le bitume. Loin des stades et des vestiaires, l’ancien milieu du FC Nantes s’est construit une nouvelle routine, loin des projecteurs mais pas loin de l’effort. Par conviction personnelle et pour son équilibre, il court. Régulièrement, sérieusement. Et ce week-end, il passe à la vitesse supérieure avec un double défi : les 10 km des Foulées de l’Éléphant samedi aux côtés de sa femme, puis 42,195 km dimanche matin dans les rues de Nantes pour son baptême du marathon.
Pour un ancien footballeur professionnel, la transition vers la course à pied de longue distance est loin d’être automatique. Le football sollicite l’explosivité, les appels, les changements de rythme. Le marathon, lui, exige une tout autre forme de résistance — mentale autant que physique. Lucas Deaux le sait, et assume l’aventure avec la lucidité de quelqu’un qui a connu la pression des matchs à enjeux. Pas question pour lui de se présenter sur la ligne de départ sans préparation : l’ancien pro s’est astreint à un entraînement rigoureux, preuve que les réflexes de sportif de haut niveau ne disparaissent jamais vraiment.
Et si tout se passe bien dimanche dans les rues de Nantes, Lucas Deaux a déjà une idée précise de comment il compte franchir la ligne d’arrivée. « Les derniers mètres en moonwalk, ça me ferait kiffer », lâche-t-il avec le sourire. Une formule qui dit tout du personnage : sérieux dans l’effort, léger dans l’esprit. À Nantes, ville où il a laissé des souvenirs sur les pelouses, il est en train d’en écrire de nouveaux, sur l’asphalte, à sa façon.


