Il y a des nuits de football qui défient toute logique. Celle de ce vendredi à Francis-Le Blé en est la preuve absolue.
Mené trois buts à zéro à la mi-temps et méconnaissable pendant quarante-cinq minutes, le Racing Club de Lens a accompli l’impensable : revenir à hauteur du Stade Brestois pour ouvrir la 31e journée de Ligue 1 sur un score de parité totale (3-3). Un résultat renversant, signé dans les ultimes secondes par Alexandre Saint-Maximin.
Brest, chirurgical ; Lens, fantomatique
Tout commence pourtant à l’envers. Les Sang et Or entrent dans la partie avec les intentions, la possession, la maîtrise apparente. Sima manque de peu d’ouvrir le score d’une frappe croisée. Mais dans le football, la domination ne suffit pas. Brest, organisé, compact, impitoyable, va le démontrer avec une cruauté redoutable.
Dès la huitième minute, Guindo reçoit le ballon à vingt-cinq mètres, contrôle tranquillement et fusille Risser d’une frappe du gauche. Un but qui libère les Bretons et paralyse un peu plus des Lensois déjà bien incapables de convertir leur possession en danger réel. Thomasson frôle l’égalisation, Aguilar tente sa chance, mais l’imprécision dans les derniers mètres est le fil rouge d’une première période cauchemardesque.
À la 24e minute, Guindo, déjà buteur, se transforme en passeur décisif. Son centre depuis le couloir gauche trouve Tousart, arrivé en pleine vitesse, qui place une tête au ras du poteau. Deux buts, deux occasions, efficacité absolue. Lens, lui, s’agite sans vraiment menacer. Sangaré, Ganiou, Sima — les tentatives s’enchaînent sans trouver le cadre. Et juste avant la pause, Dina Ebimbe, l’ancien Parisien, enfonce le clou d’un plat du pied chirurgical sur une passe d’Ajorque (3-0, 42e). Le verdict est sans appel, la sentence paraît définitive.
Le réveil fulgurant d’une équipe transformée
Pierre Sage n’a pas le choix. Au retour des vestiaires, il réinvente son équipe : Thauvin, Saint-Maximin, Abdulhamid et Baidoo font leur entrée simultanément. L’effet est immédiat, presque électrique. Le visage de Lens change du tout au tout.
À la 60e minute, sur une relance ratée de la défense brestoise, Thauvin récupère le ballon à l’entrée de la surface et ajuste Coudert d’une frappe précise. 3-1. Le stade sent que quelque chose se prépare. Quatre minutes plus tard, Abdulhamid centre depuis la droite, Sima devance Chardonnet et réduit encore l’écart. 3-2. En moins d’un quart d’heure, le match est relancé, le scénario totalement rebattu.
Brest recule, Lens pousse. Coudert devient le rempart de la résistance brestoise, multipliant les arrêts de grande classe. Son poteau le sauve sur un missile de Saint-Maximin, sa transversale repousse une demi-volée d’Édouard. Avec 25 tirs au total et quatre montants touchés dans la soirée, les Artésiens dominent outrageusement mais semblent condamnés à l’injustice.
Saint-Maximin, l’égalisation au bout du bout
Il faut attendre la 95e minute. Une frappe puissante, rase, imparable de Saint-Maximin qui s’engouffre au ras du poteau. 3-3. L’explosion de joie lensoise contraste avec la sidération brestoise. Et comme pour confirmer l’incroyable, Coudert offre encore une dernière parade exceptionnelle devant Édouard, préservant ce nul dément jusqu’au coup de sifflet final.
Une semaine après être revenu de deux buts contre Toulouse, Lens signe une nouvelle remontada. Un point arraché, un esprit de groupe intact, et une certitude : cette équipe ne lâche jamais.
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— Stade Brestois 29 (@SB29) April 24, 2026
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