Après un Championnat du monde catastrophique, l'équipe de France de volley-ball compte se relancer lors de la Ligue mondiale qu'elle attaque avec un effectif rajeuni. Avec les départs d'Antiga, Kieffer et Henno, la France a perdu trois joueurs emblématiques. Le préjudice est énorme.
Certains postes semblent moins en souffrance. A la passe où Pujol reprend la main, en pointe où Rouzier sera de nouveau épaulé par Moreau, au poste de libero où Exiga et le jeune Grebennikov assurent, la France est couverte. L'inquiétude porte surtout sur les réceptionneurs-attaquants, où la retraite d'Antiga ainsi que les absences de Ngapeth et, dans un premier temps, de Nicolas Maréchal, suspendu, laissent un gros vide. Guillaume Samica, quatrième choix au Mondial, aura une grosse responsabilité dans ce secteur, qu'il partage pour l'instant avec Kapfer, Lyneel et Tuia.
La double confrontation face à l'Italie vendredi à Lyon et dimanche à Chambéry marque le vrai retour sur le devant de la scène des Bleus qui ont beaucoup à se faire pardonner. Car leur dernière sortie en compétition officielle à l'automne dernier au Championnat du monde... en Italie avait tourné au désastre, avec une onzième place et surtout le clash entre Philippe Blain et Earvin Ngapeth, viré du Mondial après avoir insulté son sélectionneur. L'épisode a laissé des traces profondes. Et si Blain a finalement décidé de prolonger l'aventure, Ngapeth a été suspendu pour la Ligue mondiale et il n'est toujours pas clair qu'il sera de retour pour l'Euro (10-18 septembre) en Autriche et en République tchèque.
A cet Euro, où ils chercheront surtout à se rapprocher des Jeux olympiques de Londres, les Bleus auront un titre de vice-champions d'Europe à défendre. La Ligue mondiale, où ils rencontrent l'Italie, Cuba et la Corée du Sud au premier tour (les 2 premiers sont qualifiés pour la finale à huit en juillet à Gdansk), constitue en ce sens une étape déterminante pour intégrer les jeunes.


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