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Mauricio Paes (entraîneur de Paris): "On a eu très chaud. Tourcoing a été énorme en défense. On a livré une belle bataille avec le coeur et les tripes. Ils nous ont parfois dominés, mais on n'a rien lâché. Ca s'est joué sur quelques détails."
Yannick Bazin (passeur de Paris): "Ca a été à l'image de la saison, car on n'a rien lâché. Ca c'est joué sur des détails et peut-être sur l'expérience dans les fins de set."
Philippe Barca-Cysique (attaquant de Tourcoing): "Il n'a manqué qu'un grain de sable dans la finition. On avait fait des débuts de play-offs remarquables, mais malheureusement au match aller on est retombé dans nos travers. Il me semble que cette année Paris était prenable, qu'on avait la qualité pour les battre."
Le Paris Volley est devenu champion de France pour la quatrième année consécutive en battant Tourcoing 3 sets à 2 (17-25, 25-20, 18-25, 25-22, 15-13) en finale retour dimanche dans la capitale.
Les Parisiens ont confirmé la victoire obtenue jeudi à Tourcoing au match aller (3-1) et leur suprématie pratiquement incontestée sur le volley hexagonal.
Il s'agit de leur huitième titre en dix ans et même de leur onzième en treize ans si on y ajoute le triplé de leur ancêtre, le PUC. Le club compte aussi quatre Coupes de France et une Ligue des champions à son palmarès.
Les Tourquennois font plus que jamais figure de maudits. Malgré neuf finales majeures (3 en Championnat et 6 en Coupe), ils n'ont toujours pas remporté le moindre titre. En mars, ils avaient laissé échapper la Coupe de France contre Tours.
Dans un match spectaculaire et de haut niveau, les Parisiens ont eu beaucoup plus de mal que jeudi à Tourcoing, ce qui n'est pas très surprenant car, même dans la capitale, l'ambiance était largement favorable à leurs adversaires.
Le Tchèque Jiri Novak et le Portoricain Victor Rivera ont brillé, mais par intermittence, et c'est le pointu Filip Rejlek, tchèque lui aussi, qui a sorti un grand match au filet et au service.
Les Nordistes, très combatifs en défense, n'ont pas grand chose à se reprocher, sauf d'avoir craqué une nouvelle fois au moment crucial. Le "papy" brésilien Gilson (41 ans) et le jeune international français Nicolas Maréchal se sont démenés à l'attaque, finalement en pure perte.
Paris jouera la Ligue des champions l'année prochaine avec Tours, vainqueur de la Coupe de France.



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