Poitiers a fait preuve de beaucoup de courage pour remporter son deuxième titre de champion de France au terme d'une saison de galères et d'une finale intense (3-2) face à Tours, samedi à Paris-Coubertin.
L'adversité peut rendre plus fort et les Poitevins l'ont montré pour vivre un grand moment d'hystérie collective et interrompre une série de trois finales de championnat perdues avec ce deuxième sacre national après celui de 1999.
"On attendait ça depuis très longtemps. On l'a gagné avec l'esprit du groupe, le coeur et rien d'autre. On a connu tellement de galères, de misères cette année qu'on était prêt pour tout", a souligné le capitaine Oliver Kieffer qui, après avoir participé à la razzia du Paris Volley au début du siècle, a dû prendre son mal en patience avant de récidiver dans le Poitou.
Cette saison, l'ancien capitaine de l'équipe de France a même connu de gros moments de doute. Lorsqu'il a été blessé au dos au point d'appréhender la perspective d'un éternuement. Mais aussi lorsqu'il a vu son club souffrir financièrement, se voir retirer deux points au classement assortis d'une interdiction de recruter et perdre Nicolas Maréchal, pilier de l'équipe, sur une suspension de six mois.
"Une saison de dingue où on n'a eu que des problèmes", a résumé Antonin Rouzier, autre emblème pictave qui, après trois finales perdues en Coupe, en Belgique et en équipe de France, a enfin décroché son premier titre personnel, avant de partir en Pologne, à Kedzierzyn, où il a signé il y a trois jours.
"Une saison de mecs!"
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"C'est particulier ce qu'on a vécu. On a fait une saison de mecs! Avec beaucoup de moments difficiles et puis des belles histoires. Maintenant on va savourer", a témoigné l'entraîneur Olivier Lecat.
Le scénario de la finale est un peu à l'image de la saison des Poitevins. Ils ne se sont pas affolés après avoir dilapidé une avance de six points dans le premier set pour enlever à la régulière les deux suivants.
Ils n'ont pas paniqué non plus lorsque Tours, pas dans un grand jour mais au banc nettement plus fourni, est revenu à hauteur, pour finalement s'imposer 26-28, 25-20, 25-20, 22-25, 15-13 au terme d'un combat haletant.
"Perdre le premier set, après tout ce qu'on a connu, ce n'était rien, a expliqué Kieffer. Je pense qu'on était moins fort que Tours mais on a montré tellement d'abnégation et d'envie..."
Pour Tours, privé d'un deuxième doublé Coupe-championnat de suite, la pilule est amère. Après avoir survolé la saison régulière, le TVB se retrouve face à un avenir incertain avec les départs de Eric et Earvin Ngapeth ainsi que la retraite de Loïc De Kergret.
"C'est la fin d'une ère", a résumé l'entraîneur Eric Ngapeth, qui ne sait pas encore quelle suite donner à sa carrière, alors que son fils, en partance vers l'Italie, devrait en savoir plus la semaine prochaine.



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« Pastore vaut 12 millions, pas plus »
Vahid Halilhodzic