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Volvo Ocean Race partant samedi d'Alicante va être "plus serrée" que les précédentes, avec des équipes mieux préparées, a estimé le navigateur français
Sébastien Josse, venu assister au départ de cette course autour du monde en équipage.
Josse avait été un des grands protagonistes de la dernière édition de la Volvo. Son bateau ABN Amro II avait perdu un homme en mer avant de sauver l'équipage du voilier espagnol Movistar, en perdition dans l'Atlantique. "Ca a été dur, on ne l'efface pas de sa mémoire. Ca rappelle que la voile est un sport à risque", a-t-il confié alors que les huit voiliers participant à la Volvo s'apprêtaient
à prendre la mer par temps couvert pour la première des dix étapes de l'épreuve, vers Le Cap (Afrique du Sud).
Cette 10e édition de la Volvo, ex-Whitbread, ne sera pas plus dangereuse, malgré plusieurs étapes difficiles, mais elle sera "plus serrée" car les équipes sont "beaucoup mieux préparées" et les architectes des bateaux ont "homogénéisé la flotte", a-t-il ajouté. De ce fait, les bateaux de 70 pieds (21,5 m) vont rester davantage au contact et n'oseront pas prendre des "options météo risquées", même pendant les très longues étapes comme celle entre Qingdao (Chine) et Rio de Janeiro (12.500 miles marins).
La Volvo est une course aux points avec un classement compliqué tenant notamment compte de régates côtières dans une demi-douzaines d'escales. Mais de toutes façons "c'est toujours le meilleur qui gagne", a souligné Josse. Selon lui, les favoris sont les Espagnols de
Telefonica, avec deux voiliers, et les Suédois d'Ericsson, deux bateaux également, ainsi que les Américains de
Puma Racing.
Josse, qui va participer début novembre à son deuxième
Vendée Globe en solitaire, a aussi indiqué qu'il "aimerait bien refaire une Volvo, si possible avec un projet français". Selon lui, "on a les marins, les architectes, il nous manque les sponsors".