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"Moose" n'est pas à sa place... Deux fois vainqueur de la Volvo Ocean Race, Marin de l'année 2006, le Néo-Zélandais Mike Sanderson termine l'édition 2011-2012 en 6e et dernière position mais prévoit déjà de revenir en 2014. Pour gagner.
"Je me suis vite aperçu que nous n'étions pas assez rapides" pour remporter cette course, affirme-t-il dans un entretien à l'AFP. "Il était clair que les plans de (l'architecte franco-argentin) Juan K. (Kouyoumdjian) étaient un cran au-dessus du lot."
Le voilier français Groupama 4, que Franck Cammas a mené à la victoire dans cette course autour du monde en équipage avec escales, a été dessiné par "Juan K.", comme ses adversaires américain Puma (3e) et espagnol Telefonica (4e).
"Nous manquions de puissance et ce handicap se faisait sentir aussi bien lors des régates côtières que des manches océaniques. C'était dur psychologiquement", ajoute "Moose" (son surnom), qui ne nourrit toutefois aucune amertume à l'issue de quelque 39.300 milles (70.740 km) de galères à répétition.
Sanya, un plan du cabinet américain Farr Yacht Design, avait déjà disputé la Volvo Ocean Race 2008-2009 sous le nom de Telefonica Blue, terminant 3e.
Reconditionné pour l'édition 2011-2012 et rebaptisé Sanya, le VO70 (21,50 m) chinois était mené par un équipage au sein duquel les Kiwis étaient largement majoritaires. Teng Jiang He, alias Tiger, était le seul Chinois du bord.
Les problèmes de Sanya ont commencé quelques heures après le départ d'Alicante (Espagne), dans la nuit du 4 au 5 novembre, avec un grave problème structurel qui a entraîné son abandon dans la première manche et son transport par cargo jusqu'au Cap (Afrique du Sud).
Une nouvelle avarie, cette fois-ci avec son gréement, a contraint Sanya à faire escale à Madagascar dans la deuxième manche océanique.


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Mourad Boudjellal