Le naufragé du Vendée Globe Jean Le Cam (VM Matériaux) et son sauveteur Vincent Riou (PRB) ont indiqué vendredi qu'ils avaient établi une liste assez longue de recommandations, destinées à améliorer la sécurité des marins en cas de chavirage en course.
"Nous avons réfléchi à ce qui est arrivé, nous en avons parlé entre nous, et nous avons fait une liste de recommandations que nous proposerons à l'IMOCA", l'association qui gère la classe des 60 pieds, a indiqué
Vincent Riou lors d'une conférence de presse à Paris. Nous allons travailler pour faire en sorte qu'il y ait plus de bateaux à l'arrivée la prochaine fois".
"Il faut faire très simple", a lancé
Jean Le Cam, qui avait passé dix-neuf heures reclus
dans le noir et dans un réduit de 10 m3 après le chavirage de son bateau. C'est bien joli les notices des fusées sur 3 pages en petits caractères, c'est réglementaire mais c'est pas vraiment pratique à lire dans le noir et dans un bateau retourné".
"Il faut quelque chose qui fasse du bruit comme une crécelle, parce que la voix humaine ne porte pas, a-t-il souligné. L'irridium (ndlr: téléphone mobile par satellite) dans une coque en carbone, ça ne passe pas vraiment".
Jean Le Cam a mis en avant l'importance de disposer de vêtements secs en cas de chavirage. "Je proposerai que l'on mette dans un conteneur plombé à un endroit fixe des vêtements secs sous vide. Sans des vêtements secs tu n'y arrives pas !, a-t-il lancé.
Vincent Riou (PRB) avait recueilli le 6 janvier Jean Le Cam, dont le bateau (VM Matériaux) s'était retourné au large du cap Horn. Il avait été contraint à l'abandon le lendemain.