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Le Cleac'h termine à cours de vivres
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Le Cleac'h termine à cours de vivres

Vendredi 6 février 2009 - 19:26imprimer cet articleenvoyer cet articlediminuer la taille du texteAgrandir le texte

Armel Le Cleac'h (Brit'Air), qui devrait boucler son Vendée Globe samedi en deuxième position, termine l'épreuve à cours de vivres, et à bord d'un bateau à bout de souffle après 90 jours de mer.


"Le bateau a envie d'arriver et le skippeur aussi", a-t-il admis vendredi, lors d'une vacation organisée par son équipe, "le skippeur, ça va, il est un peu fatigué, mais le bateau commence à souffrir".

Depuis trois jours, Brit'Air affronte des rafales atteignant les 100 km/h dans des creux de sept à huit mètres. "Ce sont des conditions très rudes pour le bateau après 90 jours de course et près de 23.000 milles (42.500 km) parcourus", avoue Le Cleac'h.

La "casquette", la pièce qui protège l'entrée du cockpit contre les paquets de mer, a été arrachée vendredi par une énorme vague qui a balayé le pont. Par ailleurs, le skippeur déplore un problème de fixation de grand voile en tête de mât.

"La grand voile n'est plus très bien tenue. Je peux finir comme ça mais il faut que je voie si le chariot n'est pas cassé", a expliqué le skippeur, qui n'avait plus vendredi soir qu'un seul repas à bord, et plus de gaz depuis la nuit précédente pour le faire chauffer.

Le Cleac'h, comme le vainqueur Michel Desjoyeaux, a tenu le coup dans des conditions particulièrement dures pendant trois mois alors qu'autour de lui, les autres favoris abandonnaient un à un sur casse mécanique.

"J'ai essayé avant tout de préserver le matériel, notamment dans les mers du sud", a-t-il expliqué à la veille de son arrivée, "mon objectif au départ était de finir, je ne m'étais pas fixé d'objectif sportif en terme de résultat".

"Le bateau a répondu à 100% à nos attentes, c'était un bateau conçu pour le Vendée Globe, solide, simple d'utilisation. Je voulais un bateau costaud qui finisse la course (...) Dans le grand sud, c'est moi qui ai décidé de lever le pied pour préserver le matériel, mais le bateau avait largement le potentiel pour tenir la dragée haute aux plus rapides".

Cette prudence volontaire, alliée à la longue et minutieuse préparation de Brit'Air, a ouvert à Armel Le Cleac'h, à 31 ans, la route du podium de la plus extrême course à la voile en solitaire.





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