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L'hécatombe continue
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L'hécatombe continue

Lundi 9 février 2009 - 19:22imprimer cet articleenvoyer cet articlediminuer la taille du texteAgrandir le texte

Le bateau du Français Marc Guillemot, Safran, a définitivement perdu sa quille lundi alors qu'il occupait la troisième place du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile, ont annoncé les services de presse du skippeur et de l'organisation.


Cette avarie survenue au nord-est de l'archipel des Açores ne laisse que deux hypothèses pour rejoindre la terre la plus proche: soit revenir vers l'achipel Portugais (250 milles, environ 460 km), soit viser la côte ouest de la péninsule ibérique (800 milles).

Mais lundi soir, Guillemot se se refusait toujours à l'abandon, espérant être capable de rejoindre l'arrivée aux Sables-d'Olonne (Vendée) à 975 milles.

"Pour l'instant, je continue ma course. J'ai vraiment, vraiment envie d'arriver aux Sables d'Olonne. Pour la troisième place, ça risque d'être terminé mais je veux finir, quelle que soit ma position à l'arrivée", a-t-il déclaré lors d'une vacation particulière.

La troisième place devrait revenir à l'Anglaise Samantha Davies (Roxy), qui possède une solide avance de 600 milles sur son poursuivant immédiat, son compatriote Brian Thompson (Bahrain Team Pindar).

"Sous les Kerguelen, j'avais cartonné un gros mammifère marin. J'étais passé d'un coup de 20 à 0 noeuds (1 noeud = 1,857 km/h). Depuis quelque temps, j'avais l'impression que la quille donnait des coups de raquette. Ça s'est amplifié après les Açores. Et hier, elle a commencé à se balader d'avant en arrière", a expliqué Guillemot.

Suivant les conseils de Guillaume Verdier, l'un des architectes de Safran, le skippeur a travaillé une bonne partie de la nuit pour sécuriser le système. Mais cette réparation a rapidement lâché, et la quille s'est détachée, coulant dans l'Atlantique.

"Une fois que la quille est tombée, j'ai été soulagé. J'avais déjà rempli mes ballasts et préparé ma sécurité. Sans la quille, c'est moins tressant, vous ne pouvez pas vous imaginer! En ce moment, j'ai tous les ballasts au vent remplis. Je dois avoir 5 à 6 tonnes d'eau qui me permettent de tenir en équilibre. Je suis sous trois ris et foc de route, je marche à 10-11 noeuds", a-t-il expliqué.



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