Josse secoué

Voile / Vendée Globe

Fissures sur le toit et légère voie d'eau

Le toit de la cabine du voilier de Sébastien Josse, BT, a été fissuré à trois endroits et souffre d'une légère voie d'eau. Au moment de l'incident, BT se trouvait à environ 1000 milles dans le sud-est de la Nouvelle-Zélande.

Les conditions dehors restent trop violentes pour examiner le gouvernail qui a souffert. Il est difficile de savoir précisément la gravité des dégâts.

"A l'intérieur, on a constaté trois fissures dans le roof (toit de la cabine), dont une longitudinale courant sur toute la longueur et laissant l'eau pénétrer dans la cabine à un débit qui reste gérable, indique son service de presse. La cloison placée à la jonction pont/roof est aussi endommagée. Mais les dégâts structurels ne mettent pas, a priori, le skippeur en péril. Le mât ayant effectué une plongée, les instruments de vent ont été arrachés."

Josse secoué

Vendredi 26 décembre 2008 - 19:24

Les Quarantièmes Rugissants sont fidèles à leur réputation. Les conditions météo très musclées mettent à mal la flotte du Vendée Globe. Dernière victime, le monocoque de Sébastien Josse s'est fait coucher sur l'eau à plus de 110° pendant plusieurs minutes avant de se redresser.

A la vacation du jour, Jean Le Cam ne cachait pas sa crainte de naviguer dans une mer aussi chaotique. "C'est vraiment l'enfer !" déclare Jean Le Cam (VM Matériaux). Une mer casse bateau. Des craintes malheureusement confirmées quelques heures plus tard lorsque le monocoque de Sébastien Josse (BT), en pleine nuit australe et dans des rafales à plus de 60 nœuds de vent, s'est fait coucher sur la tranche par une vague plus violente que les autres. Tête de mât dans l'eau, le voilier s'est redressé après plusieurs minutes. Actuellement quatrième, Josse a mis le cap au nord à petite vitesse en attendant le lever du jour pour constater l'étendue des dégâts.

"Hier soir j'ai décidé de monter plus au nord pour éviter le plus gros de la tempête, mais les conditions étaient affreuses avec des déferlantes et des grains à plus de 65 nœuds, avec de la grêle et de la neige, a indiqué le skipper de BT. Je faisais route prudemment avec 3 ris et la trinquette quand une vague m'a balayé. Le bateau s'est couché à 110º au moins, avec le mât dans l'eau. J'ai mis 5 minutes à me faire une idée claire de ce qui s'était passé, mais les éléments vitaux du bateau sont OK - le mât, la quille... et on flotte toujours ! Je vais avoir la lumière du jour d'ici deux heures et je pourrai alors estimer précisément les dégâts et la suite des opérations - pour le moment il faut que j'y aille doucement."

"Y a de quoi traumatiser un mec !" confirme Vincent Riou (PRB). "C'est vraiment impressionnant. Je n'ai même pas pu déballer mes cadeaux car j'ai peur qu'ils valsent n'importe où" ajoute Roland Jourdain (Veolia Environnement). "On a eu jusqu'à 6 mètres de creux avec des crêtes hautes de 2 mètres qui déferlent" précise Riou. Et cette situation devrait durer encore au moins 24 heures pour les premiers. Malgré les conditions, la course continue et Roland Jourdain reste la principale menace pour le solide leader Michel Desjoyeaux, en tête depuis 10 jours.

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