Jérémie Beyou (Maitre CoQ) a franchi le cap Horn à la troisième place du Vendée Globe. C’est la première fois qu’il franchit le cap Horn dans sa carrière de marin pourtant bien rempli.

Jérémie Beyou (Maître Coq) a vécu mardi un grand moment. Pour sa troisième participation au Vendée Globe, le Finistérien de 40 ans a enfin atteint le Graal en franchissant pour la première fois de sa vie le Cap Horn. J’ai pris beaucoup de départs de tours du monde : Vendée Globe, Trophée Jules Verne, Barcelona World Race. Et je n’ai jamais réussi à franchir ce grand cap. Je vivrai ce passage comme un soulagement, par rapport à tous les échecs précédents, expliquait Beyou il y a quelques jours. Il aura mis 51 jours 1 heure et 42 minutes depuis le départ des Sables d’Olonne, le 6 novembre dernier.

En guise d’au revoir, le Pacifique, dans lequel il aura passé 18 jours, lui a réservé un franchissement de Cap Horn « technique et intense » dans 30-35 nœuds d’un vent arrière l’obligeant à quelques empannages, une manœuvre jamais facile dans ces conditions, surtout après plus de 50 jours de mer, mais également parce que le couloir étroit entre le « caillou » et la zone interdite des glaces ne donnent guère le droit à l’erreur. Il s’agit désormais de penser à la suite et notamment à la remontée de l’Atlantique Sud qui réserve souvent son lot de surprises, bonnes ou mauvaises, et dans laquelle s’est souvent jouée l’issue du Vendée Globe. C’est une zone dans laquelle il y a une bataille permanente entre les dépressions qui passent au sud, un chapelet de petites dépressions qui descendent du nord-ouest et l’anticyclone de Sainte-Hélène explique Philippe Legros, responsable Performance au sein de l’équipe Maître CoQ. Troisième du classement, l’écart avec Banque Populaire VIII (Armel Le Cleac’h) est de 4 jours 1 heure et 10 minutes. Il est de 2 jours 2 heures et 2 minutes avec Hugo Boss (Alex Thomson).