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Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) et François Gabart (Macif) ont continué mercredi leur duel fratricide en tête du Vendée Globe dans le sud du Pacifique, poussant leurs monocoques de 60 pieds (18,28 m) dans une course folle cap à l'est dans les 50e Hurlants.
A 15h00 GMT, les deux skippers, qui se relaient à la première place de la course autour du monde en solitaire et sans escale depuis leur entrée dans le Pacifique, marchaient à 19 noeuds de moyenne dans des vents de sud-ouest d'environ 25 noeuds. Ils n'étaient séparés que par 10,3 milles, après plus d'un demi-tour du monde !
Derrière, les autres concurrents ont du mal à suivre le rythme des deux hommes, formés à la même école de course au large, celle du Pôle Finistère au large de Port-la-Forêt. Le Cléac'h et Gabart ont certes de très bons bateaux mais ils sont à l'évidence nettement au-dessus du lot et disputent cette régate planétaire comme une vulgaire Solitaire du Figaro.
Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3), 3e, qui n'a pourtant pas la réputation d'être un lent, pointait à 687,8 milles derrière Le Cléac'h à 15h00 GMT, soit une journée et demie de navigation!
Le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss), 4e, était relégué à 1.072,8 milles.
Le Cléac'h et Gabart devraient dans les prochaines heures être confrontés à l'incursion d'une petite bulle anticyclonique arrivant par le sud, sur la route qui les emmène directement vers la "porte" Pacifique Est. Il leur faudra alors choisir entre contourner la difficulté par le nord pour garder du vent frais ou tailler tout droit au plus court, au risque de se voir fortement freiné.
Le Cléac'h a déjà montré sa préférence pour les trajectoires tendues, mais plus risquées, tandis que Gabart semble privilégier la vitesse, quitte à rallonger la route...

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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL