Le skippeur Yann Elies, blessé sur le
Vendée Globe en décembre, affirme vivre comme un crève-coeur la perte de son bateau Generali, considéré comme disparu en mer après la perte de tous les signaux de positionnement.
"Ce sont des centaines de milliers d'heures, des centaines et des milliers de personnes qui ont donné de leur temps et de leur passion pour fabriquer ce bateau, a déclaré Yann Elies, interrogé sur
Europe 1 mardi matin. C'est aussi mon avenir proche de marin qui est hypothéqué, pour toutes ces raisons c'est un crève-coeur".
Le
prix du bateau n'a pas été rendu public, mais on estime qu'un voilier de cette catégorie et de cette génération dépasse les deux millions d'euros.
Generali, abandonné dans l'Océan indien lorsque Yann Elies a été secouru par la marine australienne le 20 décembre, avait été laissé sous voilure réduite. Des balises de positionnement permettaient de le repérer et l'équipe d'Elies avait affrété un bateau en Australie pour aller le récupérer.
"Malheureusement, a dit Elies, il a rencontré des vents et des mers vraiment très très difficiles et donc il est considéré comme disparu puisqu'on n'a plus du tout de position. Les dernières balises ont cessé d'émettre il y a maintenant quelques jours."
Convalescent à Perros-Guirec (Côtes d'Armor), Elies récupère lentement de sa fracture du fémur et concède avoir un "moral en dents de scie".
"Mais je m'accroche à cet espoir de remonter sur un bateau le plus vite possible. Ma vie a démarré et elle finira autour de la mer et d'un bateau à voile, donc mon objectif c'est d'y retourner le plus vite possible", a-t-il affirmé.