Franck Cammas et son équipage, à bord du maxi trimaran Groupama 3, lancés à la conquête du trophée Jules-Verne, le tour du monde à la voile en équipage, ont vécu une première journée laborieuse en traversant le golfe de Gascogne.
Pour sa première tranche de 24 h de navigation, Cammas s'est rapproché de 669,7 milles de l'arrivée et compte un retard de 98,5 milles sur Orange II (Bruno Peyron), le détenteur du record. Le maxi trimaran vert croisait à la latitude de Porto (Portugal), légèrement au large de la côte ouest de la péninsule ibérique.
Au départ jeudi au large de Ouessant, la mer était formée, comme l'a indiqué vendredi Cammas dans une liaison avec le PC du Jules-Verne, installé dans les locaux parisien de l'assureur.
"Le vent était inconstant, il faiblissait brusquement, il changeait de direction en permanence, cela ne nous permettait pas d'avoir de bonnes conditions pour le bateau. En plus, les fichiers de vent étaient décalés par rapport à la réalité, il ne fallait pas prendre de risque", a-t-il expliqué.
"La mer n'est pas ordonnée depuis le départ. On a parfois une houle différente de la houle résiduelle, cela donne des vagues pyramidales", a aussi indiqué Cammas. "La mer était assez forte dès le départ, cela a été mieux après 3 heures (ndlr: de progression) lorsque l'on a quitté le plateau continental".
De fait, pour les premières heures de la tentative, il y avait 25 noeuds de vent établi, 30 à 35 noeuds en rafale, et des creux entre 5,50 et 6 m. L'équipage a pris son rythme de course (navigation par quarts) après 2 heures mer.
Parti jeudi 4 novembre à 16 h 50 min et 22 sec (GMT), Cammas doit revenir couper la ligne, entre Ouessant (France) et Lizard (Angleterre) avant le 26 décembre à 09 h 09 min et 26 sec pour descendre en dessous des 50 j, 16 h, 20 min et 04 sec (17,89 noeuds de moyenne) et conquérir le trophée Jules-Verne que détient Orange II de
Bruno Peyron depuis le 16 mars 2005.