Franck Cammas et ses équipiers sont à la peine à bord de leur maxi trimaran Groupama 3 dans l'Atlantique sud, accusant jeudi à 19H00 un retard de 128,32 milles par rapport à
Bruno Peyron, l'actuel détenteur du trophée Jules-Verne, le tour du monde à la voile en équipages.
Pour sa 3e tentative de record dans cette épreuve, Cammas est de nouveau passé "en négatif" jeudi, après s'être trouvé dans une situation similaire dans l'Atlantique nord, du cap Finisterre (nord-ouest de l'Espagne) jusqu'au large de l'archipel portugais de Madère.
Cette fois, c'est dans l'Atlantique sud, au niveau des 40es rugissants, que cela se passe, alors que le skippeur entame le contournement de l'anticyclone de Sainte-Hélène.
Ce scénario, bien qu'envisagé par Cammas et son routeur, l'Américain Stan Honey, est compliqué pour le navigateur, d'autant que ce dernier s'attendait au manque de vent sur l'itinéraire qu'emprunte son maxi trimaran.
Pour autant, Cammas se veut confiant: "On devrait trouver du vent devant nos étraves. J'espère que nous sommes sortis de la zone de brise la plus faible. Ce jeudi matin, nous n'étions même pas à six noeuds de moyenne (1 noeud = 1,852 km/h), avec moins de trois noeuds de vent", a-t-il expliqué.
"Nous sommes heureusement en train de quitter ces bulles qui se referment derrière nous. C'est le bout du tunnel. Mais dans quelques jours, nous aurons assez de vent pour faire avancer le bateau", a-t-il ajouté, précisant qu'il fallait "en permanence régler les voiles pour se sortir de ces cellules anticycloniques".
Parti dimanche 31 janvier (à 14H55) de la ligne Ouessant-Lizard (Angleterre), Cammas doit couper la ligne d'arrivée avant le mardi 23 mars à 07 H 14 min 57 sec pour effacer le record de Bruno Peyron, qui détient le trophée Jules-Verne sur le maxi catamaran Orange II depuis le 16 mars 2005 (50 j, 16 h, 20 min et 04 sec, 17,89 noeuds de moyenne).