Franck Cammas et ses équipiers (Groupama 3), lancés à la conquête du trophée Jules-Verne, tour du monde en équipage, comptaient mardi une avance de quelque 600 milles (plus de 110O km) sur les temps de passage de
Bruno Peyron en 2005 et devraient couper l'équateur mercredi.
Pour sa 2e tentative contre le record, Cammas, parti le 5 novembre, a trouvé les conditions qu'il cherchait aux endroits où il avait choisi de passer.
Après être passé assez près du cap Finisterre (nord-ouest de l'Espagne) et avoir comptabilisé un retard sur les temps de passage du record à battre, Cammas est passé au large de tous les archipels classiques sur cette route (Madère, les Canaries et le Cap-Vert).
Depuis l'empannage de la fin de la première journée, le maxi trimaran file à des vitesses régulières de 20 à 25 noeuds, hormis quelques séquences dans le "Pot au noir". Le multicoques est entré dans la zone mouvementée de convergence intertropicale mardi à 05h00, selon le site internet du navigateur.
Cette navigation régulière permet à l'équipage de pointer en avance sur les temps de passage de Peyron.
Après le franchissement de l'équateur mercredi, l'équipage devra négocier l'anticyclone de Sainte-Hélène dans l'hémisphère sud, puis l'entrée dans les 40es rugissants, juste avant le Cap de Bonne-Espérance, porte d'entrée dans les mers du sud.
Cammas doit revenir couper la ligne fictive, entre Ouessant (France) et le cap Lizard (Angleterre) avant le 26 décembre à 09 h 09 min et 26 sec pour descendre en dessous des 50 j, 16 h, 20 min et 04 sec (17,89 noeuds de moyenne) et conquérir le trophée Jules-Verne que détient Orange II de Bruno Peyron depuis le 16 mars 2005.