![]() | ![]() |
![]() |
Le Français David Raison a remporté dimanche la 18e édition de la Transat 6,50 en s'imposant aisément dans la 2e étape à Salvador de Bahia (Brésil), bousculant tous les canons de l'architecture navale avec son étrange voilier à l'étrave arrondie.
David Raison (TeamWork Evolution), qui a franchi la ligne d'arrivée à 19h43 française, possédait alors environ 140 milles (255 km) d'avance sur son poursuivant immédiat, son compatriote Thomas Normand (Financière de l'Echiquier): un gouffre!
Un autre Français, Sébastien Rogues (Eole Génération-GDF Suez), avait remporté le 4 octobre la 1re étape, La Rochelle (Charente-Maritime) - Funchal (Madère), une trentaine de minutes devant Raison. Mais Rogues a abandonné le 19 octobre pour raison médicale six jours après le départ de Funchal et Raison, 39 ans, a alors perdu son adversaire le plus dangereux.
La Transat 6,50 est réservée aux voiliers de 6,50 mètres de longueur, les plus petits à participer à des courses océaniques. Cette transatlantique en solitaire, organisée tous les deux ans, se dispute sur 4.200 milles (7.560 km) avec des voiliers répartis en deux classes : les prototypes, plus rapides, et les bateaux de série.
Les "protos", petits bolides survitaminés, ont toujours été des bateaux laboratoires pour des innovations technologiques qui sont ensuite déclinées sur des voiliers de plus grande taille comme les 60 pieds Imoca (18,28 m) du Vendée Globe et de la Route du Rhum. Les ballasts (réservoirs d'eau placés à l'intérieur du bateau pour le stabiliser), quilles pendulaires, mâts tournants et autres dérives courbes ont ainsi été expérimentés à bord des "Minis".





![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |




