Armel Le Cléac'h, leader du classement général de la Solitaire du Figaro, est déçu de ne pas avoir emporté la troisième étape, après celles de Gijon et Brest, mais néanmoins satisfait, "au final, je réussis une bonne opération, a-t-il analysé.
"Tous mes principaux adversaires sont derrière moi", a-t-il dit, se gardant bien de vendre la peau de l'ours.
Il reste 435 milles à courir à partir de lundi (départ 14 h 00 heure de Paris) entre Kinsale (Irlande) et Cherbourg (Manche), et le résultat de la 41e édition de la
Solitaire du Figaro à la voile sera connu.
Tout dépendra de la volonté des adversaires du Chacal, comme le surnomment ses pairs, à le détrôner ou alors d'abdiquer et tout simplement de rester placé.
"La troisième étape, c'était un parcours un peu compliqué, a-t-il dit au service média de la Solitaire. La course s'est jouée en mer d'Irlande, notamment au petit matin quand la flotte s'est retrouvée en approche du Fastnet. Jusque là j'étais très bien jusqu'à une centaine de milles du
Fastnet il a fallu trouver les bons bords, j'ai tenté un petit coup de plus et c'était pas bon. J'étais leader de la course je me suis retrouvé en sixième position. J'ai fait quelques petites erreurs, ça se répercute au niveau du classement, j'essaierai de faire en sorte que cela ne se reproduise pas".
"Rien n'est encore joué, tant que la ligne d'arrivée finale n'est pas franchie, tout peut arriver, je suis bien placé pour savoir qu'à quelques secondes près tout peut arriver", rappelle celui qui s'imposa de 13 secondes sur
Alain Gautier en 2003. "Le Raz Blanchard à quelques milles de l'arrivée, peut être le juge de paix de cette Solitaire".
"Il va falloir rester vigilant comme je le fais depuis le départ du Havre, la fatigue se fait sentir, cette étape était la plus courte mais on a eu beaucoup de vent de la la pluie, la fatigue est là. Heureusement, l'étape est assez longue pour se reposer et recharger les batteries" a conclu le très lucide Armel Le Cléac'h.