L'entreprise PRB, parraineur de Vincent Riou qui s'était porté au secours de Jean Le Cam lors du 6e Vendée Globe et réclame aujourd'hui le partage des frais consécutifs au sauvetage, a assuré mercredi que son action ne remettait pas en cause la solidarité en mer. L'entreprise a estimé dans un communiqué que "si la solidarité est évidente dans un sens, elle pouvait aussi avoir lieu dans l'autre" et "l'armateur du bateau sauveteur ne pouvait être le seul à payer le coût du sauvetage".
Le montant des avaries subis par PRB et le coût du remorquage du bateau ont été estimés à 750.000 euros par le parraineur.
Mardi, Philippe de Villiers, président de la société organisatrice du Vendée Globe, avait dénoncé l'action de PRB, estimant qu'elle "mettrait en péril l'esprit du Vendée Globe et de la course au large" si elle aboutissait.
PRB a précisé avoir engagé une procédure "pour estimer le coût réel et définitif des dommages", via la nomination d'un expert. Mais l'entreprise a assuré qu'aucune action au fond sur le paiement des dommages n'avait été engagée.
Vincent Riou a dit approuver "la démarche entreprise par PRB", estimant "normal que l'armateur du bateau sauveteur ne soit pas seul" à payer les coûts du sauvetage.
Vincent Riou avait sauvé Jean Le Cam le 6 janvier, mais avait été contraint à l'abandon le lendemain après avoir cassé un élément du gréement lors de la manoeuvre.



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