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"Enfin, une ! La quatrième a été la bonne. Les autres (Route du Rhum) n'avaient pas été aussi faciles", a déclaré Franck Cammas, à son arrivée au ponton de la darse à Pointe-à-Pitre. "Depuis ce (mardi) matin, je savoure. Arriver en tête et de jour, c'est rare", a-t-il souligné. Concernant son meilleur souvenir sur la traversée, Franck Cammas a cité l'arrivée à Pointe-à-Pitre, où il a été accueilli par une nuée de bateaux, mais aussi la première nuit en mer, après le départ de Saint-Malo le 31 octobre. "A la fin de la première nuit, j'ai vu que tout allait bien. On avait passé le Cap Finisterre (à la pointe nord-ouest de l'Espagne) après une nuit dans la brise, et cela s'était bien passé. Je découvrais le bateau en solitaire", a-t-il glissé. "Je suis très fatigué, cela ne se voit pas mais c'est le maquillage", a-t-il ironisé.
Franck Cammas, à la barre de son trimaran géant (31,50 mètres) Groupama 3, remporte à Pointe-à-Pitre la Route du Rhum, partie de Saint-Malo le 31 octobre, en 9 jours 3 heures et 14 minutes et 47 secondes.
Déjà détenteur cette année du Trophée Jules Verne (en 48 jours 7 heures 44 minutes), Franck Cammas, 37 ans, a réalisé dans cette 9e édition du Rhum une superbe performance avec un voilier surpuissant conçu pour un équipage d'une dizaine de personnes. Au total, le skipper de Groupama 3, qui a emprunté la route "sud", a parcouru 4471 milles (environ 8.280 km) à la moyenne de 20,39 noeuds (environ 38 km/h). A bonne distance du record de l'épreuve, détenu depuis 2006 par Lionel Lemonchois qui, sur son trimaran Gitana XI, avait effectué la traversée en 7 jours 17 heures 19 minutes et 06 secondes.
Vincent Lauriot-Prévost, l'architecte de Groupama 3, a dit sa "grande satisfaction" et son "plaisir de travailler avec un skipper qui ne fait pas d'erreur". "Sa manière d'appréhender était la bonne, il a été pragmatique dans ses choix de route", a-t-il déclaré. L'un des deux fondateurs du cabinet d'architectes navals VPLP avec Marc Van Peteghem, a ajouté que Cammas n'avait pas eu la partie facile et que les conditions météo avaient été difficiles, imposant au skipper de Groupama 3 de nombreux virements de bord et changements de voiles. "Je ressens une grande satisfaction, a-t-il poursuivi, car l'histoire de ce bateau est assez exemplaire".
Après Cammas, Francis Joyon (IDEC) et Thomas Coville (Sodebo), qui se livraient une lutte serrée jusqu'aux dernières heures de course, sont attendus.



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