La deuxième pour Troussel

Voile / Solitaire du Figaro

La deuxième pour Troussel

Mercredi 16 août 2006 - 11:31

Le skipper Nicolas Troussel (Financo) a remporté mercredi matin la 2e étape de la Solitaire du Figaro en franchissant la ligne d'arrivée après 62h18'35" de course. Il a parcouru les 314 milles (581 km) qui séparent Santander, dans le Nord de l'Espagne, et Saint-Gilles-Croix-de-vie, en Vendée, à une vitesse moyenne de 5,04 noeuds, soit environ 9,5 km/h. Thierry Chabagny (Littoral) est arrivé 1h40 plus tard et les autres poursuivants ont plusieurs heures de retard. Troussel et Chabagny sont en effet les seuls à avoir opté pour une route très à l'Ouest, plus longue mais plus rapide car mieux ventée. Par cette victoire d'étape écrasante, Troussel a pris une sérieuse option sur la victoire finale.


Nicolas Troussel (Vainqueur de l'étape qui prend également la tête du classement général sur Financo, propos rapportés par le comité de course): "Pecab'! C'est génial, une grande émotion. Gagner une étape de La Solitaire, c'est un rêve qui se réalise. C'est le travail qui paie, aussi (...). En tous cas, je me suis fait plaisir. (...) J'avais bien regardé la météo à terre et je voulais tenter d'être plus à l'ouest que les autres. Je m'étonne qu'on n'ait pas été plus nombreux à tenter ce coup-là. (...) La course n'est pas finie. C'est à Concarneau qu'on fera les comptes. Je veux rester lucide".

Thierry Chabagny (2e de l'étape et 2e au classement général sur Littoral, propos rapportés par le comité de course): "Je n'arrive que deuxième. C'est le problème. Avec Nicolas jusqu'à aujourd'hui on était super copain, mais maintenant c'est terminé, ça va être la guerre! (...) J'avais ce coup dans un coin de ma tête avant le départ. Au bout d'une heure de course, je savais que Nico et moi, on allait chercher quelque chose dans l'ouest où les autres n'iraient pas. On y a trouvé de l'or, ça a marché".

Armel Le Cléac'h (3e de l'étape, 3e au classement général sur Brit Air, propos rapportés par le comité de course): "C'est l'étape qui tue ! La plus courte et celle qui fait le plus de mal au classement général. Ce n'était pas simple du tout. La fin était longue car le vent est monté fort dans le nez et on s'est retrouvé à tirer des bords dans une mer courte... Je suis super content pour Nico et Thierry, on a souvent navigué ensemble sur les mêmes bateaux, mais là ils ont été opportunistes et ça a payé. On rêve tous de ce schéma idéal de gagner avec 6 ou 7 heures d'avance sur le peloton et eux l'ont fait."

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