Gabart solide leader de la Transat B to B

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Gabart solide leader de la Transat B to B
Classement à 17h

1 François GABART (MACIF)
2 Armel LECLEACH (Banque Populaire) +71,6 milles
3 Vincent RIOU (PRB) +110,1
4 Alex THOMSON (Hugo Boss) +189
5 Mike GOLDING (GAMESA) +193,8
6 Marc GUILLEMOT (Safran) +229,8
7 Jean-Pierre DICK (Virbac-Paprec 3) +593,5
8 Louis BURTON (BUREAU VALLEE) +638,4

Gabart solide leader de la Transat B to B

Mardi 13 décembre 2011 - 17:48

François Gabart occupe la tête de la Transat B to B, sa première course en solitaire en Imoca. Une position que le skipper de MACIF analyse avec prudence. L'objectif premier reste le même : terminer la course, si possible en bonne position.

Tout d’abord, comment se passe cette course retour vers Lorient ?
La nuit était plutôt agitée, pas facile. On s’est pas mal fait brasser et depuis ce matin le vent monte entre 35 et 40 nœuds. J’ai pas mal réduit la toile, mais je pense que c’est bien adapté aux conditions. C’est un peu physique et comme il commence à faire froid, on perd pas mal d’énergie... J’essaye de rester en phase avec le rythme qui va bien pour le bateau et pour moi.

Comment vis-tu le fait d’être en tête pour ta première course en solitaire ?
J’aime bien (rires). Je ne m’y attendais pas vraiment. Sur cette course, il y a tous les favoris pour le Vendée Globe. Je m’étais fixé comme objectif d’être dans le même tempo que les autres. J’ai eu la chance de faire un petit décalage stratégique qui s’est avéré payant. Du coup, je me suis retrouvé propulsé en tête. Pour moi, le plus important, c’est surtout de voir que je peux jouer dans la même catégorie que les autres. Mais je ne m’emballe pas pour autant : la B t B dure quelques jours de course alors qu’un Vendée Globe c’est près de trois mois.

Un commentaire sur la décision de la direction de course de modifier le parcours ?
J’adhère à cent pour cent. Quand il y a une décision de cet ordre à prendre, la priorité, ce doit être la sécurité des bateaux et des marins. La porte va nous permettre d’éviter de naviguer trop au nord, là où les vents sont vraiment les plus costauds. Cela rallonge le parcours et devrait nous faire arriver à Lorient plutôt vendredi mais c’est une bonne décision à double titre, car les conditions d’arrivée vendredi sont vraiment mauvaises...

Trouver ce bon équilibre entre performance et préservation du bateau est un exercice un peu particulier ?
Quand je pars au surf à 25-26 nœuds, je suis totalement partagé entre le fait de me dire que c’est génial, les sensations que ça procure et l’appréhension que je peux avoir de trop tirer sur le bateau et de risquer de casser du matériel. Il y a une partie du bonhomme qui dit stop et l’autre qui dit encore. Mais finalement, trouver ce bon équilibre est un excellent apprentissage dans l’optique du Vendée Globe.

Au-delà du fait d’être en tête, tu as d’autres motifs de satisfaction ?
Il y a un point qui me réjouit vraiment, c’est la qualité de mes pilotes. En début de course, j’étais un peu craintif, tout près de prendre la barre dès qu’on abordait des hautes vitesses. Mais j’ai appris à leur faire confiance et c’est de très bon augure avant le Vendée Globe où l’on passe plus de 70% du temps sous pilote. Maintenant, il va falloir encore que je travaille : rien ne vaut l’entraînement en situation réelle et je vais me programmer de nombreux milles de navigation en solo, de manière à être fin prêt en novembre prochain.

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