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Une haie d'honneur incandescente a accueilli Kito de Pavant de part et d'autre du chenal des Sables d'Olonne. A bord de Groupe Bel, le skipper ne peut contenir son émotion. De la colère qui a suivi le démâtage de son monocoque et la fin de son Vendée Globe au bout de 28 heures de course.
Il est à peine 3 heures du matin, lorsque Groupe Bel rejoint le ponton de Port Olona. Ce ponton qu'il avait quitté dimanche dernier pour la plus belle des courses autour du monde. Bouleversé, Kito a d'abord serré tour à tour les membres de son équipe et du Groupe Bel avant de prendre la parole : "Il va y avoir pour moi un grand vide les trois prochains mois. C'est beaucoup de frustration de ne pas être ce soir sous les étoiles et la pleine Lune. Le beau temps est revenu et moi je n'ai pas passé la première tempête. Le bateau a tapé dans une vague plus forte que les autres et le mât est tombé. L'aventure s'est arrêtée là."
"Je tiens à dire à mon équipe technique que j'assume totalement ce qui est arrivé. Et je remercie Antoine (Fiévet, Président du Directoire du Groupe Bel) qui est là et il l'est à chaque fois, dans les bons moments mais aussi quand ça va mal, comme ce soir."
Un quart d'heure plus tôt, Yannick Bestaven est entré lui aussi dans le chenal. Comme Kito de Pavant, il a abandonné lundi suite au démâtage de son bateau (Aquarelle.com). Avec Marc Thiercelin, ils sont trois concurrents à avoir démâté dans le Golfe de Gascogne et six autres solitaires ont rebroussé chemin pour raison technique.


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