Franck Cammas et son équipage de Groupama 3, lancés dans une tentative pour ravir le trophée Jules Verne à la voile, ont passé l'équateur dimanche et refait une partie de leur retard, ramené à 216,4 milles au 42e jour de mer.
Ce coup d'accélérateur est essentiellement dû au passage rapide, dans la nuit de dimanche à lundi, de la zone de convergence intertropicale, le fameux pot au noir.
"Si tout se passe bien, nous serons à Brest cette fin de semaine, samedi ce serait bien", a annoncé Fred Le Peutrec, chef de quart et barreur, tout guilleret à la vacation quotidienne.
"Il faut voir comment nous passerons la dorsale du Cap Vert, c'est le dernier point délicat", a précisé Le Peutrec, rassuré par les premiers signes d'un vent de sud-est constant sur le littoral breton.
Sur les conseils de son routeur embarqué, l'Américain Stan Honney, et de son routeur à terre, Sylvain Mondon, Cammas a choisi de rester sur la route la plus longue, mais la plus rapide.
Parti le 31 janvier à la conquête du trophée Jules Verne détenu par
Bruno Peyron et Orange II depuis le 16 mars 2005 en 50 j, 16 h, 20 min et 04 sec (17,89 noeuds de moyenne), Cammas doit passer la ligne d'arrivée au large d'Ouessant avant le 23 mars à 07 h, 14 min, 57 sec.