Guillemot-Caudrelier en monocoque
Mardi 24 novembre 2009 - 10:31
Les Français Marc Guillemot et Charles Caudrelier (Safran) ont remporté mardi à Puerto Limon (Costa Rica), la course des monocoques de la 9e transat Jacques Vabre à la voile, partie du Havre le 8 novembre.
Guillemot et Caudrelier ont coupé la ligne à 02 h, 52 min et 10 sec (GMT), réalisant un temps de course de 15 jours, 19 h, 22 min et 10 sec (moy : 12,46 noeuds) sur les 4730 milles du parcours (1 mille: 1,852 km).
La course des multicoques a été remportée mardi matin par Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux.
Deuxièmes de la précédente transat Jacques Vabre à Salvador (Brésil), à 54 minutes des vainqueurs Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne sur Foncia, Guillemot et Caudrelier ont cette fois-ci grimpé sur la plus haute marche du podium.
"C'était une course très dure pour plusieurs raisons, a expliqué Marc Guillemot. D'abord, au départ, il y avait énormément de bons bateaux avec de bons équipages, beaucoup pouvaient gagner. Ensuite, les conditions ont toujours été difficiles. Le rythme de la course a constamment été soutenu avec des duos composés une peu comme le nôtre; d'un vieux, moi, qui a de la bouteille et un jeune figariste exigeant et gagneur comme Charles".
"Nous nous sentons bien tous les deux et nous étions sereins lorsque nous sommes arrivés sur la grosse dépression qui est allée sur la France", a souligné Marc Guillemot, précisant que le duo avait souvent pu mener le monocoque au maximum de ses possibilités.
Charles Caudrelier, de son côté, s'est déclaré impressionné par l'intensité que mettait Guillemot dans la navigation.
"J'arrive à un âge, j'ai 35 ans, où je commence à ressentir la fatigue, a-t-il expliqué. Lorsque l'on envoyait les voiles, il fallait voir l'énergie qu'il mettait dedans. C'est toujours lui qui montait dans le mât, et je me disais +il a 15 ans de plus, je ne sais pas si je serai capable de faire la même chose lorsque j'aurai 50 ans+".
"C'est aussi la première fois que je me rends compte combien ces bateaux sont exigeants et fatigants, a poursuivi Caudrelier. Sur l'ensemble de la course, nous avons fait une bonne trajectoire et on a poussé le bateau à fond", a-t-il conclu.
